dimanche 11 novembre 2018

Herbert LIEBERMAN Nécropolis.
























La chambre des horreurs.
Roman noir, très noir que ce nécropolis.
Une ville, New York.
Un cadre, l'institut médico- légal et son chef Paul Konig.
Une enquête policière qui mêle les talents de la police et de l'institut.
Un style sombre, où sont décrits les autopsies, les mesures anthropométriques, les analyses de tissus, les longues séances à repairer les membres disjoints et les têtes coupées.
L'ajustement des articulations qui doit coïncider avec exactitude, cela pour la partie médicale.
Au niveau de l'enquête, peu de suspense, ce n'est pas le sujet du livre. Il s'agit d'une tranche de vie d'un service médical et de police.
Le professeur est torturé tout le long du livre par une sciatique aiguë, cela pour la torture physique. Et puis il y a la mal de l'âme, une femme disparue à la suite d'un cancer, une fille enlevée par une bande de dissidents, et qui bien évidemment demande une rançon.
Le professeur prend à sa charge une partie de l'enquête qui aboutira fatalement, la fin s’inscrit dans la continuité du livre. Même si on espérait un miracle salvateur. C'est dire la désillusion.
Rien ne tourne rond dans cet ouvrage, les êtres sont torturés, aussi bien les vivants que les morts. La vie s'acharne comme une chape trop lourde sur les épaules des protagonistes.
L'ambiance est pesante, aucune réjouissance à attendre. le plus petit espoir est balayé par un destin inexorablement cruel. Même l'officier de l'armée du salut, ceint de son uniforme de bon samaritain, est affligeant de cruauté. Encore une fois l'habit ne fait pas le moine.
Un roman très noir à déconseiller aux âmes sensibles au pessimisme.
La ville est hostile, on sent un climat néfaste, les ruelles aux remugles du fleuve qui charrie ses cadavres, les salles d'autopsie sont glauques et à l'architecture administrative, la vie des hommes sans réjouissance.
Un style en noir et blanc, les pages sont lourdes à tourner tant l'auteur nous imprègne de l'ambiance morbide. Rien de bien spectaculaire comme dans certains polars modernes où la surenchère est de mise. Un autopsie littéraire de drames en série.
Attention le livre a été écrit il y a trente ans, certains modes d'enquête sembles désuets. Certainement un classique du genre. A ne pas lire pour un suspense haletant, mais pour une ambiance.
A éviter de lire tout seul un dimanche pluvieux d'automne, après avoir regardé les nouvelles de notre monde à la télé, c'est un coup à désespérer du genre humain.
Au final un bouquin incontournable un peu fastidieux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire