dimanche 25 août 2013

Sarbacane Big Bore Cold Steel

 
Présentation de la Sarbacane Big Bore Coldsteel.
Aux USA il s'agit d'une sarbacane de chasse, ce qui est formellement interdit dans nos contrées hexagonales.
Comme imagé sur la photographie ci-dessus, la Big Bore a vraiment un aspect offensif. Il ne s'agit pas que d'un tube d'aluminium de deux millimètres d'épaisseur.
La finition de l'objet est vraiment de qualité, le tube a vraiment l'air solide et ne se courbera pas facilement avec le temps, en deux mots : C'est du costaud.
 
 
 
Un embout de caoutchouc permet de poser la bouche avec précision et surtout empêche toute fuite d'air, ce qui serait préjudiciable à la performance de la sarbacane.
 
 
 
Un carquois posé sur le tube permet d'y placer des flèches qui sont ainsi immédiatement disponibles.
 
 
 
Plusieurs type de flèches sont proposées à la livraison, ce qui permet de tester quelques traits et de faire son choix.
 
 
 
 
Il s'agit du premier type de fléchette que j'ai décidé de présenter.
D'aspect offensive avec sa pointe en métal de forme pointue et une bille de plastique qui doit permettre de délivrer plus d'énergie à l'impact dans une option chasse.
Là où le bât blesse c'est que cette fléchette n'est vraiment pas précise et nécessite de l'énergie pour être expulser correctement, disons que sa portée efficace en précision est de l'ordre d'une dizaine de mètres.
Personnellement je ne l'utilise jamais.
 
 
 
 
Deuxième type, une fléchette qui permet la percussion d'objet ou d'oiseaux ou de petits mammifères.
Assez lourde, n'oubliez pas que c'est votre souffle qui projette la flèche, assez précise, personnellement je n'en n'ai pas l'utilité et elle ne m'a pas séduit.
 
 
 
 
Troisième type, une tige d'acier qui se termine en pointe, assez précise jusqu'à 15 mètres, assez lourde, cependant elle garde son cap, je l'utilise régulièrement et  peut se révéler efficace comme arme de défense en légitime défense.
Son taux de pénétration, couplé à sa précision fait qu'une cible peut être atteinte à 10/15 mètres sans coup férir.
A 13 mètres elle traverse une cannette d'aluminium et ressort de celle-ci.
Une vidéo est visible sur youtube, dans laquelle un vidéaste a placé un rosbif dans un jean et a tiré à quelques mètres, la flèche pénètre aisément et laisse augurer une neutralisation efficace de l'indésirable.
 
 
 
 
Quatrième type, une fléchette de 27 cm en bambou.
C'est ma préférée, elle allie précision, conserve sa trajectoire, elle est économique car elle peut être remplacée par des piques à brochettes vendues 1 euros les 100.
Sont taux de pénétration en fait un compromis intéressant.
Il semblerait qu'elle soit utilisée pour la chasse aux oiseaux, traversant ces derniers de part en part elle les empêche de s'envoler.
 
 
CONCLUSION
 
 
La Big Bore Coldsteel est à mon sens une bonne sarbacane qui résistera aux assauts du temps.
N'oubliez jamais qu'il s'agit d'une arme de 6 ème catégorie comme un couteau ou un une batte de base-ball, que son port est interdit, qu'elle peut tuer ou blesser, vigilance sur les mesures de sécurité.
Vous apprendrez assez vite à devenir précis.
Au delà de son utilisation sportive, j'y vois aussi un instrument de protection, toujours dans le cadre de la légitime défense du domicile par exemple.
Ces traits sont efficaces et sa longueur de 122 cm, sa robustesse en font une arme de percussion à l'allonge rassurante et efficiente.
Ce qui ne gâche rien , son prix est plus qu'abordable une trentaine d'euros livrée.
Rapporté aux heures de plaisir ce n'est pas grand chose.
Une arme démocratique en somme et encore disponible malgré l'arsenal législatif en vigueur.
 

vendredi 23 août 2013

20 ans dans la forêt de Raymond PIN




Ce livre n'est pas un manuel de survie à l'usage des survivalistes, même si dans le milieu Raymond PIN fait bonne figure et sert d'exemple de ce qu'un homme, seul face aux éléments peut endurer et subir.
C'est l'histoire d'un homme que les siens ont abandonné, délaissé et accablé.
Orphelin placé dans un orphelinat, PIN va y subir les affres de ce milieu à cette époque. Des brimades, l'exclusion, les corvées, bien peu d'espoir de croire en un avenir radieux.
L'armée, l'Indochine, la mort qui rôde mais qui épargne Raymond, même quand il est atteint de la tuberculose et restera 5 ans en hôpital ou sanatorium, le chômage, les petits hôtels et la rue avant la forêt.
Un beau jour un camion municipal vient déloger Raymond et l'emmène à l'orée des bois, à peine croyable de nos jours qu'une municipalité évince un homme pour l'abandonner dans les bois.
Raymond PIN prend acte stoïquement.
Il s'installe, construit un abri de bric et de broc. Survit en toute indépendance, se nourrissant de presque rien, faisant flèches de tout bois.
Bientôt il va être heurté de plein fouet par la méchanceté, l'ignorance vile.
Des chasseurs vont mettre le feu à sa cabane sous le prétexte qu'il gène le bien être du gibier.
Plein d'abnégation, Raymond va reconstruire un peu plus loin une autre cabane et continuer sa vie.
Les rejets incompréhensibles de la mairie de Nemours quant à l'aide qu'elle pourrait apporter à Raymond, l'hostilité de la Croix-Rouge, le regard acerbe du député maire, les rivalités entre nécessiteux.
Tout cela est évoqué par Raymond qui vivote dans sa cabane près de Darvault.
La récupération des métaux, des aliments jetés par les magasins, la lutte pour récupérer les aliments en fin de marché, mais là aussi la concurrence est rude.
Le froid des hivers interminables, les maux de dents qui durent des semaines, le silence de plomb de l'administration qui lui doit une pension d'invalidité.
Au fil du livre on voit un homme simple, qui accepte trop son destin de manière humble.
Malgré cela il y a toujours des hommes qui l'accablent, avec leur malin plaisir de nantis.
Raymond n'a de cesse de se dire chrétien et de ne jamais jeter la pierre à la face du destin ou de ses oppresseurs.
C'est un témoignage fort, mais malgré la dureté du récit, qui peut comprendre qu'un homme reste 20 ans seul en pleine forêt à quelques encablures d'un ville de 10 000 habitants ?
Qui peut comprendre la solitude durant ces 20 ans ?
Ce qui m'a surpris c'est que Raymond n'éprouve ni haine, ni jalousie, ni revanche à l'égard de quiconque et cela est déstabilisant, une grande sagesse ou une grande résignation, je ne sais.
Ce qui m'a touché c'est que je connais la forêt où vécut Raymond, je m'y promène, je vois ce qu'il a vu.
Je vais faire des recherches pour savoir si Raymond est toujours vivant, il aurait 85 ans, ce qui n'est pas impossible.
C'est encore une fois la vie extraordinaire d'un homme ordinaire, une leçon de courage car comme dit Raymond même dans les situations les plus désespérées il y a un espoir, une lueur. Bouleversant.

samedi 17 août 2013

Survivalisme, mode ou réalité ?

Depuis quelques temps fleurissent sur la toile des sites développant au sein de leurs pages la nouvelle mode, le Survivalisme.

Késako ?
Le survivaliste est un individu qui va se préparer de divers manières à appréhender, résister et éventuellement survivre à une catastrophe, qu'elle soit économique, politique, climatique ou sociale.
Disons le tout net, il y a pas mal de rigolos à l'imaginaire développé dans le survivalisme.
Certains sont de sérieux ados attardés qui balancent entre le jeu vidéo de leur enfance et un univers pré-fabriqué.
Car ne nous trompons pas, il s'agit aussi d'une nouvelle corne d'abondance pour les échoppes gravitant autour du survivalisme.

Ce qui me frappe au gré des vidéos ou des sites que j'ai pu consulter, c'est que les soit disant survivalistes sont souvent des urbains, masculin, assez jeune, européen et relativement bien éduqués.
Certains se font peur en allant camper un week-end en forêt à deux pas de chez eux, bardés de matériel digne d'une force spéciale en mission d'infiltration.

Cependant, il existe de réels survivalistes.
Des gens sensés qui ont intégré plusieurs facteurs, je vais tenter d'approfondir ce thème.

 
Il existe aujourd'hui de réelles raisons de penser qu'une catastrophe va avoir lieu.
L'image ci-dessus représente le désatre de Fukushima au Japon.
Cela peut-il arriver en France ?
Ma réponse est oui.
Tous les géologues s'accordent à dire que le sud de la France peut subir, demain, dans 1 mois, dans 10 ans, dans 100 ans un tsunami de type Fukushima !
Les plaques terrestres européennes et africaines ont tous les risques de se rencontrer, surtout au niveau du Maghreb.
Ce choc des plaques tectoniques engendrerait un tsunami en zone méditerranée qui déferlerait sur la côte d'azur.
Zone hyper urbanisée, peuplée et géographiquement problématique. Insérée entre un front marin et les reliefs montagneux à l'arrière. Bref, tous les ingrédients pour un scénario catastrophique.
 
 
 
Seconde hypothèse réaliste.
La Drôme abrite la centrale nucléaire du Tricastin, hors il s'avère que le sud de la France comme cité supra est une zone sismique à risque, il n'est pas impossible qu'un tremblement de terre survienne et crée les mêmes situations que celles vécues à Tchernobyl.
 
 
 
Une troisième possibilité sont les émeutes et l'insurrection d'une partie plus ou moins importante de la population. Les émeutes françaises de 2005 et 2007  prouvent qu'un basculement est toujours possible.
Qui aurait pu dire que le nord de l'Afrique serait plonger en quelques mois dans l'anarchie, les dernier événements égyptiens nous prouvent que tout peut basculer très rapidement.
 

 La crise économique et le secteur de la santé
 
Dernier cas de figure, la crise économique profonde et durable.
5 millions de chômeurs en France, une économie atone, une Europe aux abois, aucune solution à l'horizon, qui peut dire aujourd'hui qu'un krach ne se produira pas demain ?
 
Voilà au moins quatre thèmes qui peuvent alimenter nos réflexions sur le survivalisme.
Indépendamment l'une de l'autre, ces catastrophes ont toutes un point commun. Elle vont perturber durablement le cycle de nos existences.
 
Rupture de toutes les chaînes assurant la stabilité de la nation, alimentaire, politique, sociale, médicale etc.
C'est une réalité.
Un Etat dépassé ne pouvant faire face à la grandeur de la situation, soyons objectif, les acteurs de la sécurité nationale ne pourront assurer la stabilité  et l'ordre public.
Souvenons-nous des émeutes de 2007, cantonnées à des quartiers, imaginons cela à l'échelle nationale ?
Il est fort probable que des bandes de pillards écumeront les villes et pilleront en toute impunité, l'etat de droit ne sera plus assuré entraînant des conséquences inimaginables pour le citoyen petit bourgeois, engraissé et pleutre que nous sommes collectivement devenu.
 
C'est en préparation à ce type de scénario que le survivalisme intervient.
Le mot survivalisme ne me convient pas, mais a défaut utilisons le.
Le survivaliste ce défini comme celui qui va préparer et se préparer à ces éventualités.
Un langage spécifique est utilise dans le survivalisme, nous allons nous en dispenser.
Dans les grandes lignes, le survivaliste stocke le la nourriture, se constitue un arsenal pour défendre ses biens et sa personne ( la moins bête des options survivalistes), envisage le pire et souhaite le meilleur.
Très bien, très très bien, mais ...
Sur tous les sites de survivalisme que j'ai pu consulter, il y a souvent un paramètre clef qui n'et pas ou peu évoqué, LE MENTAL.
 
On est bien, dehors c'est le chaos, on a sa nourriture, on dort avec son flingue sous l'oreiller, ok.
Mais combien de temps ? tout seul ? en groupe ?
99.99% des survalistes n'ont jamais vécu une situation de stress de longue durée, et la chose la plus importante dans une situation de ce genre c'est le mental.
De nombreux ouvrages évoquent la résistance humaine, mais c'est toujours le mental qui fait la différence.
Je ne saurais trop conseiller aux personnes intéressées la lecture de ces différents ouvrages qui à mon avis font assez bien la synthèse de ce qu'est une situation de stress courte ou longue voire très longue.
 
Détails sur le produit
 
En premier lieu permettez moi de rendre hommage à Raymond PIN, sa biographie est édifiante et force le respect.
 
 

 
 
 
Si vous trouvez que votre éventuelle B.A.D est trop spartiate et les conditions de vie austères, prenez le temps de découvrir ce livre qui relate l'incroyable histoire d'une famille vivant hors du Siècle au cœur de la Taïga sibérienne.
 
 
Détails sur le produit
 
L'aventure de Chris Ryan au sein des S.AS est aussi intructive au delà du conflit irakien.
 
Détails sur le produit
 
L'histoire de Dieudonné, bagnard qui s'évada dans des conditions que n'ose même pas envisager le plus aguerri des survivalistes.
 

Détails sur le produit
 
Enfin la phrase de Guillaumet " Ce que j'ai fait aucune bête ne l'aurait fait " au sujet de sa survie au coeur des Andes suite au crash de son aéronef.
 


Détails sur le produit
 
 
RAVAGE me paraît être une bonne illustration de ce que pourrait être une situation apocalyptique.
 
Détails sur le produit
 
 
Pour clore cette bibliographie MALEVIL de Robert MERLE est intéressante pour la vie d'un groupe humain restreint après une catastrophe.
 
 
Tous ces livres ont une clef de voûte que semble ignorer les survivalistes ouébiens, l'importance cruciale de la résistance mentale.
 
Soyons clair, en cas de situation grave les plus faibles vont disparaître assez vite, les drogués, les assistés, les dépendants, les handicapés ne pourront pas résister à une telle offensive du sort.
Les plus aptes, et cela englobe beaucoup de paramètres, survivront plus ou moins longtemps.
 
Une des définitions du mental est :Ensemble des dispositions psychologiques d'un individu.
 
Nous n'avons pas tous les mêmes dispositions, cependant au même titre qu'il y a des individus forts ou faibles physiquement, il y a des individus faibles ou fort psychologiquement.
Dans les deux cas ont peut s'améliorer.
 
 
A mon sens, une des solutions pour améliorer sa capacité à résister à une situation catastrophique est la pratique régulière d'un sport.
Inutile d'énumérer les vertus supposées ou réelles du sport, elles existent.
Endurance, force, régularité, dépassement, autant de paramètres qui ne sont pas négligeables en cas de catastrophes.
Quid des obèses qui ont du mal à se déplacer, des sédentaires passif vautrés devant leur télé avec un sceau de pop-corn, eh : oh ! les gars réveillez vous !!!
 
 
 
Bougez vous les survivalistes, endurez des expériences qui sortent un peu de l'ordinaire.
Habituez votre corps à être maltraité car c'est ce qui va arriver et quand un homme est préparé il est plus serein.
Des solutions existent, toutes simples est pas onéreuses , je n'ai rien à vendre.
Se coucher à l'eau froide en hiver, couper le chauffage au cœur de l'hiver, courir sous la pluie, dans la neige, prendre un bain de neige, repousser la prise d'un antalgique pour apprendre à gérer la douleur, déconnecter complétement durant un ou plusieurs jours, vous rigolez mais essayez de vous passer de vos ordis et Smartphones pendant quelques jours, jeûner pendant 24 heures etc ...
Ce n'est pas un programme pour  devenir Rambo mais tous ces petits gestes amènent une réflexion sur ce que pourrait être notre société plongée dans le chaos.
Endurcissez vous, achetez deux paire de gants de boxe et partiquez des assauts cordiaux mais appuyés avec un partenaire. Vous verrez que de se prendre une droite bien placé ça fait de l'effet, qu'un assaut de quelques minutes et vite épuisant cet exemple est caricatural mais révélateur :

 
 
Voilà, je voulais apporter mon point de vue sur un phénomène qui tendrait à se développer, phénomène théoriques sauf pour les trois quarts de l'humanité qui vit avec moins d'un dollar par jour, pour eux le survivalisme doit faire figure de caprice de petits blancs bien nourris qui s'amusent à se faire peur.
 Il y a de ça,et à ce titre la suppression du service militaire peut expliquer qu'une partie de la jeunesse trouve un ersatz dans le survivalisme qui gravite autour des armes blanches, à feu, des virées forestières et de la camaraderie, il y a de tout ça, mais également la grande probabilité qu'une catastrophe, circonscrite ou étendue nous touche à un moment de nos vies, et dans ce cas les mieux préparés s'en sortiront moins mal.

samedi 10 août 2013

Big brother is watching you !!!

Missions, méthodes, techniques spéciales des services secrets au 21e siècle
 
 
 
 
Big brother is watching you, et c'est rien de le dire.
Les auteurs passent en revue tous les moyens utilisés, tous les outils qui permettent la surveillance des individus.
Une première partie est composée du découpage hiérarchique des services secrets, le recrutement, les locaux, les conditions de travail, le rôle de chacun.
Une fois cette description faite, on rentre dans le cœur du sujet.
L'espionnage, le contre-espionnage, les agents, la propagande noire, la blanche, l'influence.
Tout y passe, la télévision, les artistes, les journaux, les politiques, les individus subversifs qui sont remis de grè ou de force dans le droit chemin.
A ce sujet la description d'une surveillance d'un couple venu s'établir en campagne est très intructive et révélatrice.
De la remarque faite à un gendarme sur le mode de vie singulier d'un couple fraîchement débarqué à la surveillance de ce couple et des moyens mis en œuvre pour les surveiller et révélateur de l'état de nos services secrets et de leur efficacité.
La partie que j'ai préférée est celle concernant l'influence, ou comment porter au pinacle un groupe politique ou au contraire détruire une réputation.
L'élimination sociale et physique et sociale des individus est passée en revue, la programmation des chaînes de télévision qui n'a rien d'innocents, la promotion de certains artistes plutôt que d'autres, le contenu des jités etc ...
L'influence des services est logée au cœur de nos sociétés et la polémique Snowden me fait bien sourire à présent, tellement elle me paraît illusoire et presque fortuite quand on a lu ce livre.
Le passage réservé à internet est intéressant et ne me surprend pas, les trolls d'états, les bugs d'état sont expliqués avec simplicité et efficacité.
Un livre qui lève une partie du voile sur notre état de citoyen surveillés, analysés et surtout contrôlés.
N'oublions pas que Orwell était un agent secret et que son livre n'avaient rien de prémonitoire, il n'a eu que le talent de mettre en prose un état de fait.
A bon entendeur.

dimanche 4 août 2013

Celui qui s'est échappé de Chris RYAN

medium
 
 
J'ai toujours apprécié les récits d'hommes extra-ordinaires.
L'un de ceux qui qui m'ai fait frémir est celui de Guillaumet qui a traversé les Andes après que sont avions se soir écrasé " Ce que j'ai fait, aucun bête ne l'aurait fait " disait-il sur son exploit.
Plus jeune il y a eu l'histoire de Martin Gray raconté et romancé par Max Gallo, mais qu'importe, le courage de cet homme m'avait impressionné du haut de ma dizaine d'années.
Puis Papillon, Dieudonné, bagnards révoltés est amoureux de la Cavale , qui paieront au prix fort.
Mike Horn dans un autre genre m'avait scotché.
Là, il s'agit d'un S.A.S qui raconte sa mission pendant la guerre du golf.
J'espère que les choses se sont améliorés pour les soldats de sa majesté car des erreurs impardonnables ont été commises au début de cette mission, ce qui est impardonnable de mettre des hommes en périls aussi stupidement.
Des cartes tronquées, pas de vêtements contre le froid, des fréquences radios inutilisables etc ...
La mission : Se faire déposer sur le terrain de l'adversaire et faire du renseignement en se débrouillant tout seul, ça pas de problème les S.A.S savent faire.
Il s'agit d'observer le déploiement de batteries aériennes lanceuses de SCUD.
Dès le départ la mission part en quenouille, les cartes satellites sont fausses, ce que les soldats pensaient être des reliefs se trouve être des collines, le sable de la roche, total impossible de se dissimuler dans ce désert de rocs.
La neige va s'abattre sur le commando, frigorifiant les hommes, qui ne pensaient pas trouver des températures aussi basses dans le désert.
La décision est prise de quitter les lieux et de rejoindre une zone pour être exfiltrés
En marche, la patrouille s'égare, se disloque et Ryan se retrouve seul, avec un objectif en tête, rejoindre la Syrie
Il va marcher 300 kilomètres à travers le désert, sans eau, avec deux paquets de biscuits, il va perdre 16 kilos en quelques jours, dormant le jour, marchant la nuit, seul.
Il sera sur la point de craquer, mais l'image de sa fille va le motiver pour continuer, coûte que coûte.
Cris Ryan a écrit d'autres livres mais celui-ci raconte son histoire avec son point de vue.
Andy Mac Nab, autre soldat faisant partie du commando à aussi écrit sa version de la mission Bravo Two Zero, il semblerait qu'il ne soit pas d'accord avec Ryan sur les raisons de cet échec qui a coûté la vie à des hommes du commando.
Malheureusement son livre est introuvable.
Un récit palpitant d'un homme dont l'épreuve endurée force le respect, saluons tous ces hommes, souvent anonymes qui pour les desseins parfois insaisissables des nations mettent leur vie en péril.
Bravo