dimanche 13 mars 2011

Le couloir de la mort.


Difficile dans l'état actuel des choses de ne pas évoquer cette situation complexe.
On voit se profiler un horizon bouché, où seul pointe une faible lueur. Promesse sarcastique de jours éternels, remplis de bonheur et de félicité!
Que d'encombres pour parvenir à toucher cette lueur, cet espoir.
Il y a les bilans et l'anxiété de leur attente. Les verdicts affûtés comme des couperets. Tombentnt, tombe pas ?
On connait la largeur de ce couloir sombre, la largeur d'un brancard.
On ne connait pas sa longueur, aléatoire, incertaine,inexplorée, en tout cas pas infinie.
Combien de secondes vont s'égréner au cadran de la grande horloge, l'horloge de la vie avec son bras lourd lesté d'une faux.
Etre dans le couloir de la mort, c'est le sort de tout sursitaire, pas d'appel possible, pas de cassation.
Injustice ? Même pas. La vie n'a pas cette option dans son panel de possibilités. Elle a des circonstances à proposer, à imposer.
Coupable non plus.
Drôle de sort que celui du cancéreux. Le cul entre deux chaises. Mal à l'aise forcément.
Le procureur est absent, l'avocat à donner sa robe au chirugien, au spécialiste, à l'homme de science.
Le réquisitoire peut être délétère, final, ou en points de suspension.
Surtout ne pas rester les bras croisés en attente de la rémission. Garder billes en tête face aux coups tordus du destin et lui tordre le cou.
Tenir dans sa main les fils de la vie et ne pas les laisser filer comme le sable des plages bordant les océans où le soleil plonge jusqu'au lendemain pour se refaire une santé. Et revenir éternellement tout feu tout flamme.

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#melanomedelachoroide

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