lundi 26 mars 2012

Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau

Les déboires ancillaires de Célestine.
C'est par le petit bout de la lorgnette que nous emmène Mirbeau, pour visiter les lieux intimes des grands de ce monde.
La cicérone, Célestine, nous prend par les mirettes et nous cède la place pour regarder par le trou de la serrure et coller l'oreille aux murs.
C'est fort déplaisant le récit de ces nobles désargentés, ces parvenus radins, ces maîtres en rut toujours prêt pour culbuter une soubrette et faire valoir le droit de cuissage.
Les mesquineries de la haute, les coups bas, enfin tout ce qui fait l'humanité, qu'elle soit riche ou pauvre.
D'ailleurs Célestine est loin d'être une sainte, compatissante aux ardeurs des maîtres, cachotière, espiègle, presque libre dirai-je.
Le style est un peu lourd et il faut parfois relancer la lecture pour continuer a lire les aventures de Célestine qui sont toujours un peu les mêmes.
Mirbeau dresse un portrait sans acide de cette armée de laborieux qui s'activent en coulisse, toujours grinçants envers leurs maîtres, toujours prêts eux aussi a grapiller, à faire la nique et au final essayer de s'en sortir coûte que coûte.
Difficile de ne pas penser que ce livre n'a pas pris une ride en 100 ans, dans les grandes maisons cela n' a pas dû changer beaucoup, ne parlons de ces femmes de chambre qui restent dans l'ombre, pour une qui a été éblouie par les feux des médias, s'y est sans doute brûler les ailes, vrai-faux semblants de cette vie en coulisse qui à sa part dans l'histoire des familles.


" Et c'est juste, remarquez bien...que deviendrait la société si un domestique pouvait avoir raison d'un maître ? Il n'y aurait plus de société mademoiselle... ce serait l'anarchie "

" Les grandes dames, disait William, c'est comme les sauces des meilleures cuisines, ilne faut pas voir comment ça se fabrique "

1 commentaire:

  1. Je l'ai lu il y a quelques années, j'en ai gardé la même impression que toi ;)

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