samedi 10 mars 2012

L'afffaire Lerouge de Emile Gaboriau



Emile Gaboriau, il faut lui rendre cet hommage, est de l'avis de tous, le père du roman policier moderne.
Pair du genre, il a inspiré Agatha Christie, Gaston Leroux et surtout Conan Doyle himself.

L'affaire Lerouge se situe sous le second empire, l'histoire d'une " Veuve " retrouvée assassinée dans une bicoque de Bougival.
A partir de cet événement, Gaboriau va développer une galerie de personnages hauts en couleur servie par un style littéraire jubilatoire.
Le père Tabaret, apprenti détective à l'intuition aussi affûtée que celle des plus fins limiers de la police, Noël Gerdy l'avocat investi au plus haut point à réussir son ascension sociale, Mme d'Arlange vieille aristo refusant l'évolution de la société et de ses meours, M. Taburon , Juge d'instruction intègre et dévoué à la justice et surtout le personnage qui a retenu toute mon attention, le Comte de Commarin. Incarnant l'aristocratie française, décimée mais toujours debout, véhiculant coûte que coûte les valeurs de noblesses, de courage, de respect et de droiture. Cette aristocratie qui n'a rien de mondaine ou de people, cette élite pleine d'abnégation pour la France et son histoire.
Avec ses personnages, Gaboriau tisse une histoire ou s'entrecroisent les mondes de la justice, de la police, de la noblesse autour de cette affaire Lerouge.
L'auteur nous balade durant 300 pages, nous donne des élements qui s'effritent au chapitre suivant,et par un habile tour de passe-passe retombe sur ses pieds pour nous donner une fin savoureuse.
Le style de Gaboriau est jouissif au possible, et cela m'amène à cette réflexion, comment en est on arrivé de nos jours à devoirs placés des meurtres atroces pour tenir en haleine le lecteur. Point de morbidité exagérée chez Gaboriau, point de tueur en série caché derrière les pages, non rien de tout ça, mais quelque chose de beaucoup plus fin, de la psychologie, de la finesse et du style.
Une belle découverte.


Les ouvrages de Emile Gaboriau sont libres de droits et disponibles ici :
www.gutenberg.org/browse/authors/g#a172

1 commentaire:

  1. Je l'ai lu il y a une paye, mais j'en ai gardé un excellent souvenir ;)

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