dimanche 13 janvier 2019

François MAURIAC Le mystère Frontenac



Le mystère Frontenac (Les Cahiers Rouges t. 237) par [Mauriac, François]

















C'est lent, c'est long, il ne se passe rien, la vie d'une famille bourgeoise en province, ses petits atermoiements, ses interrogations sur le pourquoi du comment. Je n'ai pas du tout été transporté par ce livre. Même si l'auteur a du talent sans conteste. Est-ce une littérature dépassée ? N'y-a-t-il rien à puiser dans ce livre ? N'est-il plus de notre temps ? Beaucoup de questions, il aura eu ce mérite, peu de réponses. Je passe la main. 
Critique de 2008

La dernière harde de Maurice Genevoix





Quels fourmillements dans les mains, les jambes, dans l'esprit, que la lecture de ce livre épique.
L'esthétisme des phrases, où s'entremêlent les mots plus savoureux les uns que les autres : hallali, volcelest, rembucher et tant d'autres. On suit les fuites en avant du gibier, les sangliers, les cerfs, la harde en déroute, les branches basses cinglent nos jambes. Le souffle court par la déroute face à la meute déchaînée de chiens que les meneurs excitent et incitent à la capture. La beauté de la forêt, la cathédrale végétale ou évoluent la harde, et l'animal royal le cerf rouge, sacré& par l'homme, dont les aventures passionent le lecteur. Son enfance, sa captivité, sa chasse avec l'héroisme et l'intelligence de son être sauvage. Un livre païen dans son ode à la forêt gauloise, les hommes-chasseurs vivent à l'orée, les seuls humains qui travaillent la terre sont relégués au delà de la frontière de ronces et d'humus, ils cultivent le blé dans la plaine, se sont des hommes civilisés. Les chasseurs vivent à même la paille, s'éclairent à la bougie, vivent pour la chasse, en symbiose, amoureusement mêlés avec leurs chiens. Roman de chasse, mais où le sang est absent, pas de carnage sanguinolant, sauf à deux ou trois reprises, le but n'est pas là. L'ultime moment, se passe dans le regard que la bête et l'homme échangent. Il me revient, toute proportion gardée cette chanson de Michel Delpech, " Le Chasseur" et cette phrase " Avec mon fusil à la main, au fond de moi je me sentais un peu coupable ". 
Critique de 2008

Sucette Bulevard de San-Anatonio






















Ca dézingue à tout va dans sucette boulevard, des quidams qui se font dessouder, Sana qui reçoit un avis comme quoi ca va barder à Marseille. Promptement rendu sur place, au resto le " Pompon rouge", sana est sauvé in extrémis par Pinaud d'une dextérité éblouissante au revolver. De fil en anguilles dixit Béru l'enquête mène tout ce beau monde sur les pistes d'un vendeur de sucettes bien compromettantes.
Tout ça avec Béru qui prend le rôle et le titre de Sana, eh oui il devient le temps d'une journée Monsieur le Commissaire Béru, Sana devient inspecteur aux ordres de Béru qui cadre bien ses nouvelles responsabilités. Marie- Marie se trouve impliquée dans cette enquête et fait don de sa personne, puisqu'elle se fait bonzesse.
De rebondissements en rebondissements, Sana résout cette enquête méridionale non sans faire don de sa personne.
Un Sana fidèle au moule Dard, mais qui pêche un peu dans le rythme et dans la nature du récit. On perd le fil car l'hameçon ne nous accroche pas comme il faut, là où ça fait du bien. Toujours de bons jeux de mots, mais loin d'être le meilleur du cru Sana.
On ne prête qu'aux riches… 

Critique de 2008

mardi 1 janvier 2019

Des dieux et des hommes et La prière.

Deux superbes films vus ce week-end.
Pour sûr pas des super-productions américaines truffées d'effets spéciaux tous plus ou moins fatigants et au moins percutants comme un marteau pilon sur une plaque de verre, l' horreur pour moi.


Pour le premier il s'agit d'un film que je n'avais jamais vu mais dont, évidemment, j'avais beaucoup entendu parler.

Des hommes et des dieux - Edition simple (César 2011 du Meilleur Film)



Des dieux et des hommes qui conte la funeste aventure de ses moines de l'Atlas qui  vont malheureusement avoir une fin tragique et inique.
Le monde est fou et cette histoire l'illustre malheureusement que trop bien.
Des moins implantés depuis des lustres dont tout le mal est d'avoir soigné, aidé les habitants du bled.
Il reste de nombreuses part d'ombres dans ce dossier et je vais lire sous peu l'enquête qui les concerne réalisé par René Guitton.

Lambert Wilson que j'apprécie peu par ailleurs incarne majestueusement le prieure Christian et Londasle est égale à lui-même, c'est à dire excellent dans l'incarnation de frère Luc.
Bref, un moment de recueillement et de réflexion à la vision de ce film qui marque l'évènement de cette triste époque qu'à vécue l'Algérie.




Le second fait partie de la même catégorie, c'est à dire de ces films intimistes qui ouvrent l'esprit.
Il s'agit de :



La Prière

Où l'histoire d'un jeune héroïnomane qui se retrouve en montagne au sein d'une communauté religieuse et qui va découvrir tout ce que recèle son cœur et la prière.
Il va surtout ce découvrir, se retrouver face à lui-même devant les autres compagnons.
Un film sobre qui s'attache à l'essentiel, qui procure de la joie car il démontre qu'avec résolution, détermination, encouragement et foi chaque homme possède sa chance.
Sa chance car il faut croiser les bonnes personnes sur les bons chemins ce qui n'est pas toujours évident.
Il me semble avoir ressenti une certaine ressemblance avec l'oeuvre du Père Guy Gilbert qui a reconstruit une ruine dans le Verdon pour y accueillir des jeunes désoeuvrés en reconstruction.
Film vivement recommandé.



dimanche 30 décembre 2018

Charles PEGUY Le porche du mystère de la deuxième vertu.

Le Porche du mystère de la deuxième vertu par [Péguy, Charles]




















Péguy est à mon humble avis injustement oublié. C'est une grave erreur. Sa pensée est fulgurante, touchante, et serait bénéfique à notre société.
En fait non je comprends pour quelle raison il n'est quasiment plus lu, notre société se fout du sacré, du devoir, du mysticisme et de la foi.
Peut-être que le jour viendra où il sera redécouvert, ce sera un grand jour.
En attendant cette aube nouvelle, je conseille à chacun de commencer au moins par cet ouvrage qui se lit rapidement, ce qui ne l'empêche pas d'être très nourrissant spirituellement. Vivement recommandé en cette période de troubles.

dimanche 23 décembre 2018

Carmen CRU de Lelong























La vieille.


Toujours aussi fringante la vieille Carmen Cru. Acariâtre, vous clouant le bec aussi sec et remontant sur son clou pour cheminer cahin-caha de son taudis à ses occupations les plus diverses.
Voûtée, courbée; mais ses idées sont bien droites. Vous ne l'enfumerez pas comme le premier bleu qui débarque. Foi de Carmen, elle nous enterrera tous.
Une bonne BD, désopilante, réconfortante, et puis j'ai le sentiment d'en croiser tous les jours des Carmen Cru.
Un personnage très fort . Sans cape, sans super pouvoir, mais les pieds bien ancrés sur le sol et droite dans ses bottes. Longue vie Carmen. 
Critique de 2008

Le sang et la gloire




















Superbe BD sur les templiers, La couverture donne le ton, un templier agenouillé, illuminé par la lumière céleste, bouclier planté en terre, glaive en main, à l'arrière-plan une bribe de bataille sabres au clair. Au fil des pages on voit la torpeur sur les visages, les situations mises en scène sont périlleuses, les attaques de sarrasins, les défilés abrupts qui acculent les templiers.
Des sièges soutenus dans la pugnacité, la défaite morose. La revanche de Saladin, pleine d'amertume et de souffrance pour les miliciens du Christ.
la BD est découpée en plusieurs histoires aussi passionnantes les unes que les autres. Nous sommes tout de suite plongés dans la réalité, les deux dernières pages sont consacrées à des dessins de combattants templiers et aux troupes de Saladin, représentant les différents grades et fonctions. Une très belle BD. 

Critique de 2008