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lundi 8 mars 2021

Sur la terre comme au ciel de Christian SIGNOL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai découvert cet auteur il y a une dizaine d'années avec Marie des brebis qui m'avait beaucoup enthousiasmé.

Depuis j'en lis un par an au gré de mes envies. 

Il s'agit d'une littérature de terroir qui fait la part belle à la région lotoise ou limousine. Signol retrace l'histoire de nos ancêtres, ou alors la vie d'une province que l'on qualifierait maintenant de périphérique, la France des campagnes, des traditions, des moeurs rurales.

Son dernier opus n'est pas le meilleur de sa production. 

Un histoire de père et de fils que la vie a sépara et qu'une tragédie va réunir. Il va falloir retisser les liens, réapprendre à se connaître.

Un livre gentillet qui sent un peu la facilité pour un auteur qui nous a fait vivre de bons moments. Il est excusé car on ne peut pas toujours être au sommet de sa forme.

 

jeudi 1 octobre 2020

Le Maître du pain de Lucy Alchalme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois dans l'année j'apprécie de lire ce que l'on appelle un roman du terroir. Celui-ci je ne le connaissais pas et n'en avais jamais entendu parlé. Il semble que ce soit un classique du genre et du genre il a toutes les caractéristiques. L'auteur est parisienne et a suivi son mari en Auvergne à Escoutoux, lieu où se déroule le livre, pour y vivre. Ecrit au début du 20 ème siècle l'action se déroule en Auvergne dans une communauté vivant en quasi autarcie de l'agriculture. On pourrait évoquer une forme de communisme car chacun travaille pour la communauté sans autre avantage que la garanti de la sécurité et d'un ceratin bonheur, cela sous la houlette du Mouistre et de la Mouistresse. Sorte de chef de la communauté pour le meilleur et jamais le pire. Cet ordre séculaire va être mis à mal par l'arrivée de deux facteurs extérieurs : la modernité et l'amour.

L'Auvergne du début du 20 ème, le travail aux champs , la vie en communauté, les relations hommes femmes, anciens et jeunes sont ici bien mis en relief comme dans tous ces romans dont il est difficile de se démarquer. Sauf qu'il s'agit d'un des premiers du genre. Le style est agréable et la lecture offre un agréable moment d'évasion sans que l'histoire soit trop naïve. Une belle découverte.

vendredi 29 novembre 2019

La vie d'un simple d'Emile GUILLAUMAIN




Etrangement c'est en lisant un article de Courrier International sur les Gilets jaunes que j'ai connu ce livre.
Cette France périphérique délaissée a-t-elle un rapport avec la vie d'un paysan de la fin du 18 ème siècle ? Pour moi non. Mais ma curiosité m'a permis de découvrir cet auteur qui a raté de peu le Goncourt avec ce livre.
Pour ma part il n'a rien d'extraordinaire et je ne comprends pas l'engouement qu'il suscite dans le style.
En revanche c'est une très bonne radiographie de la vie rude de ses hommes et femmes de l'époque, de nos ancêtres pour le dire car les paysans étaient nombreux à l'époque au sein de la société.
Tout était dur en ces temps, la vie, l'agriculture, la société, les moeurs, la maladie, la météo, bref ils étaient sacrément courageux mais sans avoir le choix.
Nos revendications actuelles sembles vraiment futiles par rapport aux conditions de vie d'il y a un peu plus de 100 ans en France.
Guilllaumain trace un portrait parfait de la vie d'un homme de son enfance à sa grande vieillesse.
Cela se lit très bien, c'est instructif, il devrait lu par nos jeunes et nos moins jeunes pour comprendre que la vie ne fut pas toujours aussi douce en dépit de ses difficultés qui sont autres. Contentons nous du meilleur sans oublier le pire.

dimanche 29 septembre 2019

La promesse des sources de Christian SIGNOL



Intercalé entre lectures plus ardues, j'apprécie un ou deux fois par an de lire un Signol. C'est un rendez-vous qui apporte souvent de bons moments de lecture.
La littérature du terroir ne me laisse pas indifférent.
Elle offre une vision du monde qui diffère avec celle des romans modernes, il y a du Vincenot, du Pagnol, du Giono, du Anglade dans les livres de Signol.
Il s'agit ici de l'histoire d'une parisienne surmenée mal-heureuse qui va relativiser sa réussite professionnelle au cours des obsèques de son père dans un village du Cantal. 
Des blessures vont se rouvrir, des espoirs vont se profiler, tout cela au coeur d'un défi de vie et de choix cruciaux.
Un livre qui fleure bon le Cantal, ses montagnes, ses forêts et ses maisons en pierre.
Les villages d'autrefois avec ses derniers habitants d'une autre époque.
On peut critiquer l'oeuvre de Signol qui fait la part belle à cette France d'antan sans forcément la projeter dans l'avenir.
Son curseur s'est peut être arrêter dans les années 50-60, soit, mais c'est très agréable à lire.
Cet opus ne fait pas défaut  à toutes les qualités de l'auteur mais selon moi il manque un certain lyrisme que j'ai pu trouver dans d'autres livres.
Ce qui ne connaissent pas l'auteur y trouveront leur compte et ne seront pas déçu, les fans peuvent émettre quelques réserves. 
Un bon cru quand même fidèle au genre.

samedi 22 décembre 2018

Ma provence d'heureuse rencontre de Pierre MAGNAN





















J'ai eu la chance il y une dizaine d'années de rencontrer Pierre MAGNAN qui est aujourd'hui décédé.
C'était dans un village de Provence, sous les platanes, où il faisait une dédicace.
Nous étions environ 40 à l'écouter nous parler de sa vie.
Tout le monde connait Pierre Magnan sans le connaître.
C'est lui qui a écrit La maison assassinée.
J'avoue que le film m'avait plu.
Lorsque j'ai évoqué ce film avec Magnan il m'a dit qu'il n'avait pas apprécié le choix de Patrick BRUEL pour incarner son héros car il le trouvait trop solaire, son héros est plus ténébreux.
D'autres le connaissent avec la série du Commissaire Laviolette incarné par Victor LANOUX.
Il disait qu'il était peu lu au-delà du 45 parallèle nord.
Je le contredis en continuant à le lire.
Car Pierre MAGNAN a un très beau style, une belle plume et une langue merveilleuse.
Commencer un de ses livres c'est se plonger dans un Provence qui n'est plus, qui a disparu.
Peut-être que dans les contreforts de Manosque, dans des endroits perdus il reste des morceaux d'âme de cette Provence, rien n'est moins sûr.
En tout cas c'est la Provence qui me plaît, elle est très différente de celle de Marseille ou d'Aix-En-Provence qui s'est laissée, comme une femme indigne, pervertir par les sirènes du tourisme de masse et de ses travers.
Je l'appelle d'ailleurs la Provence Made in China, celle où l'on vous vend des souvenirs fabriqués en Asie.
Dans ce livre Pierre MAGNAN magnifie la langue française, nous parle de son enfance, des ses rapports avec Jean GIONO dont on peut dire qu'il est un de ses fils spirituels.
La dernière nouvelle, L'Agnès de Bourne, inspirée de L'homme qui plantait des arbres est magnifique, on voudrait rester longtemps avec ce peuple de bergers provençaux, humble, pieux, sincère, résigné et fier.
Pour ceux qui ne connaissent pas Pierre MAGNAN c'est un livre qui peut les initier. Je leur conseille Laure du bout du monde qui pour moi est , quant à présent, son meilleur.
Lire Magnan c'est se rapprocher de l'essentiel mâtiné de sincérité artistique.  Tout ce que j'aime.

mardi 11 décembre 2018

Christian SIGNOL l'Eté de nos vingt ans.




Cela doit faire le trois ou quatrième ouvrage de Signol que je lis.
C'est une valeur sûre de la littérature régionale ou comme on dit du terroir.
Il y a des maîtres illustres dans le genre, Genevoix, Vincenot, et Anglade dont, sans doute, Signol est un des fils spirituels.
Marie des brebis est mon préféré de Signol pour le moment.
Quant à celui-ci, l'auteur nous emmène durant la seconde guerre mondiale, trois amis, deux hommes et une femme vont avoir leur destin bousculé par cette saleté de guerre qui ruine les espoirs, sape le moral et saccage les terres et les hommes.
Oui mais quand on est jeune, amoureux de la vie, on veut s'engager vertueusement dans la résistance et combattre dans l'ombre pour faire rejaillir un jour la lumière d'une nouvelle aube.
Je n'en dis pas plus.
Concernant le style il n'y a aucune surprise c'est du pur Signol avec cette plume élégante qui peut en quelques mots raviver la plus pure des nostalgies. Décrire un paysage de Dordogne et s'y faire sentir en plein cœur.
Concernant l'histoire elle est simple, l'auteur la sert avec justesse.
Le livre est court, un peu léger, Signol aurait pu s'attacher à développer davantage certaines parties ce qui en aurait fait un ouvrage marquant.
Les confidences de l'auteur en fin de livre nous indique qu'il avait la possibilité d'en faire plus.
Quoiqu'il en soit c'est un livre agréable à lire.
Ceux qui connaisse ne seront pas déçu.
Ceux qui ne connaissent pas découvriront un auteur et cela leur permettra de se faire une idée de l'ensemble de son oeuvre dont le présent ouvrage ne donne qu'un aperçu.

samedi 6 janvier 2018

Le chien du Seigneur de Jean Anglade.




Jean Anglade vient de nous quitter mais ses livres ravirons encore longtemps les lecteurs.
Il a été qualifié d'écrivain du terroir, comme s'il fallait qualifier les écrivains en fonction des salons qu'ils fréquentent. Ceux d'Anglade devaient avoir moins d'ors que ceux des écrivains de la rive gauche.
Il était à mon avis l'un des derniers,sinon le dernier des écrivains qui offraient une littérature populaire de grande qualité. Il avait reçu une formation classique, était agrégé d'italien, avait enseigné durant de nombreuses années en collège, s'était frotté à la vie, la vraie, celle de tous les jours.
Il s'agit ici de son premier roman écrit dans les années 50.
Il relate une partie de la vie d'un dominicain, au passage j'ai appris que cela signifiait Chien du Seigneur en latin, d'où le titre du livre.
Ce dominicain va se faire embaucher au sein d'une usine de pneumatiques. On a aucun mal à deviner qu' Anglade s'est inspiré des usines Michelin.
Le père MOEL s'installe dans un petit meublé, y fait la rencontre de personnes simples dont Anglade tire habilement le portrait. Une veuve, un veillard, un célibataire.
Il prend son poste à l'usine et y fait la découverte d'un monde qu'il ne connaît pas mais que sa vocation pousse à rencontrer.
Les ouvriers postés, les machines, les rythmes de travail, le patronnat, les petits chefs, les us et coutumes de la vie d'un ouvrier, ses joies et ses peines, le syndicat, la CGT pour ne pas la nommer.
Il va devoir se frotter aux communistes qui veulent bouffer du curé.
Bref, partager la vie d'une communauté ouvrières avec tout ses aléas.
Il va découvrir le pécher, celui qui va le perdre d'une certaine manière.
Je veux bien être contredit mais je pense qu'Anglade a été le dernier écrivain populaire, proposant de raconter son pays et ses gens, cela avec talent. Le dernier qui a peut-être comme fils spirituel Christian SIGNOL, et encore.
Anglade avait le talent d'un bon professeur, de celui qui sait transmettre en attisant la curiosité et l'intérêt de son élève.
Au regard de ce premier roman, il ne fallait pas être devin pour savoir que cet auteur aurait une belle carrière.
Anglade était un coquin, il disait un Ave et un Pater avant de s'endormir tous les soirs, il évoquait le Pagano-Christianisme ( notion périlleuse pour moi) .
Bon repos Maître.

samedi 16 décembre 2017

La vie en son royaume de Christian SIGNOL












Avec cet auteur c'est toujours la surprise. On le connait, on sait de quoi il est capable et nous a déjà ravis.
Pour ce nouvel opus pas de grande surprise. Nous sommes au coeur de la région de prédilection de Signol, celle où il place tout ces romans. Le Limousin ou le Lot.
Il fait évoluer un jeune médecin au coeur de cette France que l'on appelle maintenant Périphérique, c'est à dire celle d'en bas.
Celle qu'aucun média n'intéresse sinon le journal de Pernaut. Cette France éloignée des villes-mondes.
Cette société traditionnelle, séculaire, réac diront certains.
Signol la dépeint merveilleusement. Ces paysans rompus à la dureté de la vie. Ces ouvriers, ces Rmistes laissés sur le carreau du progrès. Il manque le portrait de l'ex urbain venu s'installler comme potier pour compléter ce tableau.
Cela au coeur du campagne édénique mais qui ne se laisse pas apprivoiser facilement.
Après la mort de Jean ANGLADE, Signol est le dernier des auteurs populaires traçant une littérature du terroir de qualité.
Il est sympathique ce jeune médecin idéaliste qui se frotte à la réalité.
A mon sens il s'agit vraiment d'un roman, car qu'elle jeune généraliste irait s'installer dans un bled paumé, où il faudrait assurer les gardes, être disponible H24 et surtout y croire et se réaliser dans ce sacerdoce de la médecine rutale.
Je crois que cela n'existera plus ou à la marge.
Si les premiers chapitres hameçonnent le lecteur, comme souvent avec Signol, le reste du livre est moins passionnant. Signol déroule son fil sans effort mais avec efficacité, il connait le métier. C'est dommage.
En dépit de cela , il dresse avec art divers portraits avec talent ce qui les rend attachant.
Un bon moment de lecture. Pas le meilleur. Il permettra de découvrir l 'auteur pour ceux qui ne le connaissent pas.

dimanche 3 mars 2013

Le Tambour du Bief de Bernard CLAVEL


Clavel comme à son habitude met en scène une galerie de personnages ancrés dans leur terroir, à la personnalité marquée, dans une histoire qui pourrait arriver à chacun de nous.
Il développe au travers d'Antoine la question hautement sensible de l'euthanasie.
Clavel a l'élégance de ne pas écrire à charge ou à décharge, il nous laisse avec notre libre arbitre.
Il aborde de front les réalités de la souffrance physique au travers de la grand-mère, également de par les malades dont il a la charge au sein de son hospice, deux types de souffrances, deux issues, l'une institutionnelle et l'autre hors la loi.
Pas de jugement ici, pas de grande théorie, pas d'humanisme mondain, de la réalité brute où quand la mort inéluctable libère les âmes et les familles.
Antoine agent létal ou sauveur et bienfaiteur ?
Il endosse seul la responsabilité de cet acte humain, en a-t-il le droit ? Le devoir ?

C'est toute la question du livre.
Cela sous l'oeil de l'oncle incarnant la tradition patriarcal, gardien de la coutume, du colosse plein d'énergie qui ronge son frein à défaut d'utiliser sa force pour nourrir les siens.
Un bon roman de Clavel qui comme d'habitude use d'une écriture lente, interrogative pour nous montrer toutes les facettes d'un problème qui aujourd'hui fait débat.
Ce livre a été écrit en 1968, il aurait pu l'être aujourd'hui, rien n'a changé, 45 ans de débat pour accoucher d'une souris.
C'est là le gage d'un écrivain de talent, aborder de front les problèmes de société qui finalement n'ont jamais vraiment été réglés et laissés en suspens, comme une patate chaude que tout le monde se refile.

mercredi 31 octobre 2012

La terre qui meure de René Bazin

Détails sur le produit
 
J'ai lu ce livre au format kindle qui est une solution agréable pour pouvoir lire des livres gratuitement et qui sont maintenant introuvables, c'est le cas de celui-ci.
 
Plusieurs choses m'ont amené à lire René Bazin qui il y a quelques semaines jene connaissais pas.
D'abord ma curiosité tournée vers les auteurs de la fin du 19 ème et du début du 20 ème.
Période très riche sur un plan littéraire durant laquelle, selon moi, tout a été dit et que les ouvrages postérieurs ne sont souvent que des redites modernisées. Il faudrait ouvrir un débat que le format du blog permet mal.
 
Seconde raison, c'est mon écoute attentive et zélée de Radio Courtoisie qui n'est pas recevable par les ondes dans nos contrées reculées, mais qui l'ai devenue par le biais de l'internet et de ses magnifiques joujoux que sont les smartphones.
C'est au cours d'une émission que fut évoqué cet écrivain, il ne m'en fallait pas plus pour me procurer l'un de ses livres les plus célèbres, j'ignore si c'est le plus représentatif.
 
La terre qui meure relate l'histoire d'une métairie vendéenne à une époque que je situe au début du siècle dernier, La Fromentière est la métairie du château qui la jouxte, comme souvent c'était le cas à l'époque.
Les deux familles se cotoyent depuis des décennies et s'apprécient en se respectant.
Le père gère sa ferme avec rudesse et projète de la faire prospérer après sa mort en réalisant des unions maritales arrangeantes et arrangées pour fortifier et agrandir le domaine.
 
Le livre démarre sur les chapeaux de roues par le renvoi d'un valet de ferme qui a eu l'outrecuidance de s'amouracher de la fille du père.
L'amour chevillé au corps, le valet n'a pas dit son dernier mot.
Il y a le fils aîné qui attend la succession malgré son handicap. La soeur qui atend l'amour, et ce frère qui va rentrer d'Algérie avec des idées d'outremer plein la tête.
 
Les plans du père ne vont pas se réalier comme espéré, La terre qui meure c'est le livre de cet exode rural, de ses enfants que leslumières de la ville attirent, les emplois moins laborieux et mieux rémunérés, un destin qui n'est pas gravé dans les sillons de la charrue.
 
La terre qui meure c'est le livre de cet univers paysan, parfois mesquin, où rien n'est plus important que le bout de terre grapillé après moults efforts, la fierté du travail de la terre, son amour à perpétuité. Ce boulet de la tradition attaché par la châine des habitudes et des moeurs qui ne passeront pas à la prochaine génération qui voit autrement.
 
Ce livre c'est celui de la rupture, pas fulgurante, pas révolutionnaire, une rupture en douceur, les prémices de ce grand chambardement qui n'arrivera que plus tard.
 
René Bazin est comptemporain de Maupassant et Zola, onpoourrait dire qu'il y a un peu de ces deux là dans ce livre, une analyse d'une époque au travers de ses gens mâtinée de poésie et de belles phrases, une belle découverte.
 
 


mercredi 24 octobre 2012

Christian Signol " Les chênes d'or "

 
 
 
 
 
Cet auteur n'est plus à présenter et je crois que c'est l'un des plus lu dans son genre.
Il allie avec brio la psychologie de ces personnages, mêlées d'histoires de famille qui laissent couver sous la cendre des secrets de famille non moins terribles.
Beaucoup de talent pour Signol dans son genre, une littérature populaire, bien faite, intelligente et souvent émouvante.
Dans les chênes d'or il évoque la vie de Miléna depuis son enfance jusqu'à sa viellesse, une vie passée au milieu des chênes au coeur de la truffière. Il y a l'école d'antan, les amours, les enfants, le travail, la guerre, la maladie. D'une certaine manière onpourrait dire que ce livre n'est pas très réjouissant mais il parle vrai et Miléna incarne l'obstination, la droiture, quelqu'un de simple rempli de bon sens et de sagesse, celle que nous apprend la vie.
Un très agréable moment de lecture qui fait du bien, loin des grandes théories, des grands projets, des phrases ampoulées qui ne mènent nulle part, Signol écrit juste et c'est déjà bien.


lundi 20 août 2012

Les voisins de l'horizon de Didier Cornaille.

Les Voisins de l'horizon




Ce n'est pas un grand secret de savoir que je suis un inconditionnel des romans de terroir, régionalistes, du cru.
Dans ce genre littéraire il y a foison d'auteurs et certains sont plus emblématiques que d'autres, j'y viendrai plus tard.
Que nous propose ici Didier Cornaille, auteur que j'ai découvert par pur hasard au grè de mes pérégrinations ouébiennes.
Avec un nom d'auteur aussi rugueux que la rocaille et aussi dur que la corne, l'entrée en matière patronymique m'avait séduite.

C'est l'histoire d'un bûcheron morvandiau, rustre, fruste, vieil ours mal léché qui n'a jamais mis son nez plus loin que le bout du chemin de son champ ou paissent ses vaches.
Trop content de débiter des stères de bois en veux-tu en voilà.

Soudain des signes apparaissent ! Mal-faisants, mystérieux, singuliers et pour le moins curieux.
Deux traits bien nets et parallèles, rouge et blanc.
Ils apparaissent aux quatres coins du périmétre vital de Lazare.
Il s'agit des fameux symboles des GR, en l'occurrence celui qui relie Saint Jacques de Compostelle.
Des étrangers munis de leurs bardas traversent le pays et si au début Lazare émet des réserves, le bougre se trouve bien vite intéressé et attiré par ses drôles de citadins qui marchent.
De fils en aiguilles, Lazare va vendre ses vaches, mettre la clef sous la porte et partir avec Delphine sa mule et son chien " Le chien " à quoi peut servir un nom pour un chien !

Autant le dire les premières pages sont poussives et comblées de poncifs sur la rusticité campagnarde, mais petit à petit l'auteur se libère et s'engage sans retenue dans son roman.
L'histoire d'un violoneux du Morvan qui raconte ses " balivernes " qui s'est mis martel en tête de rejoindre St Jacques à pied.
Au grès des haltes, des rencontres, des échanges, le destin de Lazare va être tourneboulé par sa rencontre avec Paul, mystique égaré de la ville qui rêve aux destins des bâtisseurs de cathédrales.

Didier Cornaille à réussi l'amalgame des oeuvres de Vincenot " Les étoiles de compostelle ", de Bernard Clavel " L'Hercule sur la place ", Claude Michelet " Des grives au loup " et  Christian Signol pour ne citer que les plus connus.
Le rapprochement avec Stevenson et son voyage au travers des Cévennes avec un âne et omniprésent au travers le la bonhommie de Delphine
Il manque un maître à Didier Cornaille c'est Maurice Genevoix l'irremplaçable.

Au final j'ai beaucoup apprécié ce livre qui retrace le long cheminement d'un homme qui se lève pour marcher, rencontrer les autres et se révéler à lui même et comprendre le sens de sa vie.
Très apprèciable lecture, je recommande vivement.

dimanche 8 avril 2012

La guerre des boutons de Louis Pergaud

Vivons-nous une époque châtrée ???


Inutile de faire le résumé du livre, tout le monde connaît.
Il est agréable, il n'est cependant pas exceptionnel. L'adaptation de Yves Robert est très réussie, peut être est-elle meilleure que le livre.
Attention je ne dis pas que le bouquin est à jeter aux orties, loin s'en faut.
Cependant le style de Pergaud aurait pu être plus travaillé, plus rural dans sa façon d'aborder ce thème de l'enfance campagnarde, passons.
En revanche c'est un bouquin qui paradoxalement m'a fait réfléchir.
J'ai vu dans ces jeunes enfants, les graines de résistants de " l'armée des ombres ", courageux, pugnaces, obstinés, un sens du devoir irréfléchi, de la camaraderie.
J'ai également fait le parallèle avec notre époque.
Imaginez une bande de jeunes qui s'affrontent à coups de pierres, de gourdins, qui s'entravent et se font punir par flagellation par le groupe, puis dévêtir et qui se font conchier et compisser les vêtements.
Des enfants qui volent leurs parents, et qui en retour se prennent des corrections musclées de la part de ces mêmes parents.
Qu'en pensez-vous ? Cela vaudrait à coup sûr un procès médiatisé d'une bande de sauvageons, avec de la correctionnelle à la clef et des grands débats sur l'ordonnance de 45 et sur les raisons sociales d'une telle violence.
J'imagine que Pergaud s'est largement inspiré de sa vie et de celle de son époque, ce qui me pousse à titrer de façon provocante.
Aurions-nous perdu ce qui fait le sang d'une jeunesse au grand air ?
Sommes affadis, ramollis comme des guimauves ?
Voilà ce qu'a écrit Pergaud, un livre où les gamins se mettent des peignées appuyées, il a rajouté la poésie de ces gamins des campagnes d'antan, il leur a donné une dimension de diables agréables plutôt que de gueux bagarreurs, animés de cet esprit frondeur qui donne à ceux qui le portent l'aspect des héros... de notre enfance.

J'ai acheté la version électronique qui est agrémentée de deux nouvelles , une sur la Vouivre et une sur la chasse aux oiseaux par Lebrac, Gambette et Camus, histoire de prolonger la guerre des boutons un peu plus.

lundi 6 février 2012

Miraut chien de chasse de Louis Pergaud

L'homme, le meilleur ami du chien.
Plus connu pour sa guerre des boutons, Pergaud touche ici un roman de la terre, l'histoire d'un homme, Lisée et de son chien Miraut.
L'entrée de Lisée dans l'histoire est tonitruante, il regagne ses pénates en étant sous l'empire de l'alcool et accompagné d'un chiot.
La Guélotte, sa femme, ne l'entend de cette oreille et n'acceptera jamais ce chien, qui est de trop dans les déboires qu'elle peut avoir avec son mari.
Nous allons suivre Miraut dans son apprentissage de la bonne tenue en société humaine, dans ses débuts dans la chasse, domaine qui fera de lui un grand chien, connu, reconnu au delà du canton, suscitant les convoitises et les rancoeurs.
Roman d'amour d'un homme pour son chien, d'amitié entre les hommes, de ripailles gauloises et de beuverie. Le roman souffre d'une répétition des situations et d'un style assez pauvre. Il m'a fallu m'accrocher pour le terminer.
La femme est considéré comme le souffre douleur de son homme et se prend régulièrement des tannées quand elle le contredit, sans se révolter, n'oublions pas que nous sommes au début du siècle dernier.
Je n'ai pas été enchanté par ce livre qui aurait pu avoir 100 pages de moins, donner plus de place aux moeurs de l'époque et aux scènes de chasse. Bien que celles-ci ne manquent pas, même si elles sont parfois cocasses, elles manquent de vérité. Le livre manque de climat, d’atmosphère.
Une impression en demi-teinte pour moi, à mon avis pour ceux qui veulent découvrir Pergaud il faut s'orienter vers sa guerre des boutons qui fait l'unanimité.

En définitive, un livre qui parlera à ceux qui portent à leur chien un amour pouvant être inepte, mais qui n'en demeure pas moins le résultat d'une relation séculaire qui unit l'homme et le chien pour encore longtemps.

mercredi 7 décembre 2011

La terre des Vialhe.




La césure s'effectue au troisième tome, Claude Michelet a attendu 10 ans avant d'écrire la suite des grives aux loups. Ce quatrième tome marque l'entrée dans l'époque moderne de l'agriculture, la fin d'une époque, celle des paysans terriens, la mort de Saint Libéral, et l'avénement des grands trusts internationaux de l'agriculture. Les vieux meurent où sont malades, les jeunes traversent le monde pour établir d'autres normes agricoles à l'autre bout du monde. Claude Michelet règle quelques comptes avec l'Europe technocrates, avec les politiques. Ce quatrième est comme le père Vialhe, il s'essoufle un peu et n'a plus le panache des premiers tomes. Il n'en demeure pas moins que cette saga est une référence dans le roman de terroir et ne souffre d'aucune faiblesse. On aimerait que Michelet nous écrive un cinquième tome, sur les Vialhe à l'heure des nouvelles technologies.

lundi 21 novembre 2011

L'appel des engoulevents de Claude Michelet



Votre serviteur apprécie particulièrement les bons romans du terroir, à l'instar des livres de Henri Vincenot qui reste pour moi le chantre absolu de la campagne française, de sa culture et de son savoir vivre séculaire. Mais laissons là le barde gaulois pour consacrer cette chronique au troisième volet des aventures de la famille Viahle.

Il faut savoir que les deux premiers tomes ont été écrits en 1979 et 1980, puis Michelet a attendu 10 ans pour offrir le 3 ème et avant dernier volet de sa saga familiale.
Autant le dire tout de suite il y a une césure avec les premiers tomes.
Nous sommes maintenant dans les années soixante dix, tout a changé, les moeurs et les modes de travail, la famille est éclatée aux quatre coins du monde, les enfants et petits enfants ont fait des études, certains vivent en ville, d'autres au Maghreb et même aux Amériques ou en Océanie.
Mais toujours, comme les engoulevents, les oiseaux reviennent au nid initial. Qui pour se marier, qui pour reprendre goût à la terre, qui pour passer sa retraite où achever son existence dans la quiétude des puys.
Et toujours ce centre géologique que représente la terre, cette substance qui nourrit et façonne les hommes, donne à leur race les traits d'où elle issue.
Encore une bien belle histoire de Michelet qui évoque la réforme de l'agriculture, les trust internationaux qui vont bientôt diriger l'agriculture mondiale, la fin du petit monde du paysan au sens littéral du terme pour aboutir à des chefs d'entreprises organisés en société.

Voici un extrait éloquent :
- Ce n'est qu'un début. Mais bientôt, toi, oui toi, petit producteur, on va te traiter d'affreux de subventionné à outrance ! on te reprochera même les excédents que nos minables gestionnaires ne sont pas foutus d'écouler. Ensuite, on te cassera les reins au nom du beau rêve européen. Oui, beau rêve que des incapables sont en train de transformer en cauchemar, et surtout en sinistre bordel ! L'Europe des bureaucrates, mais surtout l'Europe du désert français, des régions sacrifiées, de toute l'agriculture familiale assassinée !

Et tout ça pour que triomphe la pernicieuse idée que quelques cerveaux obtus se font de l'agriculture de l'an  2000 ...

mardi 16 août 2011

Des grives aux loups de Claude Michelet

Classique du genre, adapté pour la télévision, renomée fondée et justifiée. Avec tous ces éléments, difficile de passer à côté.
Cela se lit avec beaucoup de plaisir, les événements s'enchâinent rapidement, un peu trop à mon goût. Il se passe énormément de choses dans ce petit village. Michelet évoque la politique locale, les foires, l'agriculture, les moeurs paysannes, la guerre, tout cela articulé par la chronique d'une famille, les Viahle.
Le père dominateur, assuré de sa puissance ne ménera pas sa barque aussi bien que prévu. Il assiste à un basculement du monde, celui où les enfants s'émancipent de l'autorité parentale.
Basculement mécanique avec l'arrivée des engins agricoles mécanisés, des automobiles, du train.
Puis la guerre mondiale éclate, les restrictions, les morts, les familles éclatées par le désastre.
Michelet donne une grande part aux femmes, qui se révèlent d'habiles chef de famille. Celles-ci ont râté leur émancipation à la sortie de la guerre. En effet, ayant géré les fermes, les villages, ayant assuré l'intendance, elles auraient pû se prévaloir de plus de responsabilités dans la société civile, dommage, il leur faudra attendre encore.
Donc globalement un bon roman, qui passe trop vite sur certains points, la vie des hommes notamment.
Néanmoins une mise en place habile de cette famille Viahle qui on le devine va être le fil conducteur de la saga. Ecrit il y a plus de trente ans, le livre n' a pris aucune ride et se lit passionément.

jeudi 11 août 2011

Marie des brebis de Christian Signol



C'est avec beaucoup d'énergie que je me plonge dans les romans de terroir.
Signol est un incontournable du genre, ne fait-il pas parti de l'école de Brive, qui réunit plusieurs auteurs du genre.
Marie des brebis est un livre un peu étrange dans son fond et traditionnel dans sa forme.
Il faut savoir que cette histoire est réelle, Signol a rencontré une vieille dame qui lui a raconté son histoire, il n'a fait que mettre  avec talent des mots, jolis et courtois, sur le destin de cette femme.
Je ne dis pas un destin hors norme car je pense qu'à cette époque ce genre de vie était assez commun.
Marie est abandonnée bébé dans les landes du Causse par sa mère et elle est recueillie par un berger qui va l'élever au milieu des brebis.
Apercevant les limites de cette éducation pastorale, Johannes va placer Marie dans une famille sans enfant qui élève aussi des brebis. Dans la région de Rocamadour tout le monde élève des brebis.
Marie va suivre une scolarité jusqu'au certificat d'études qu'elle ira passer au bout du monde pour elle à figeac soit environ 25 kilomètres de là où elle habite.
La vie sur le Causse est dure, les hivers vigoureux et la tâche harassante.
Marie va se trouver un amoureux qui va partir à la guerre de 14 et qui en reviendra, puis le mariage, les enfants, la seconde guerre mondiale, la résistance, la mort d'un des enfants, une tragédie.
Puis Marie et son Florentin vont travailler, élever leurs enfants qui finiront médecin et ingénieur, en partant du Causse, vous vous imaginez !
Le mari va mourir et Marie va rencontrer sa mère qui l'avait abandonnée.
Marie n'a pas de rancoeur envers cette mère qui s'est faite engrosser par son patron qui une fois avisé bannira la servante.
La mère de Marie décède et Marie vieillit, jusqu'à l'accident depuis la falaise. L'hospitalisation, la convalescence vont changer la vie de Marie. Elle aura une attaque cérébrale qui la clouera sur un fauteuil roulant et puis elle s'éteindra tout doucement comme une bougie.
Le début du livre est assez mièvre, puis l'intensité va crescendo et difficile de ne pas avoir d'empathie pour cette mère courage.
Il s'agit aussi d'un livre qui nous parle d'avant, du temps des foires, du temps où les gens se parlaient, du temps de l'entraide mais aussi du froid, de la maladie qui était incurable. Tout n'est pas rose.
Une époque tout en contraste avec la notre, tout ce chamboulement en cent ans !
Des gens bardés de bon sens, souvent intelligents à leur manière et travailleurs acharnés, y avait-il une place pour les oisifs ?
Un livre comme une prière, elle en a dit des prières la Marie, un livre plein d'espoir, une leçon de la part d'un petit bout de femme qui ne s'est jamais rebellée, mais qui n'a jamais plié l'échine.  Un peu comme Emilie Carles de " La soupe aux herbes sauvages "
Un beau témoignage.

vendredi 5 août 2011

Les Puysatiers de Jean anglade

Jean anglade nous conte avec beaucoup de simplicité mais justesse la vie de ses cantaliens. Ses hommes et femmes de peu. Il retrace l'histoire de l'un d'eux. Les deux premiers tiers du livre sont consacrés à l'histoire familiale, aux ancêtres. Un aïeul sabotier, puis ordonnance sous Napoléon, puis bandit de grand chemin, il finira pendu haut et court. La femme du bandit se remariera, et nous assistons à l'éducation de Géraud Codier, de son apprentissage de mazuquier dans les montagnes du Cantal. Enfin, troisième partie, le corps du livre qui donne le titre à l'ouvrage, le percement d'un tunnel dansle Puy de Masseboeuf. Anglade évoque les conditions de travail, y mêle histoire politique, mutinerie, on y découvre les premières formes de syndicat, les migrations de population alléchées par le travail. L'avancée du progrès dans cette fin du 18 ème tout cela mâtiné d'un brin d'amourette digne d'un roman à l'eau de rose.
Un livre qui nous parle des peines, des joies et des moeurs d'une France que l'on ne connait plus, la sécurité inexistante au travail, l'hygiène déplorable, les mariages arrangés et les habitudes paysannes. Bref un bon roman de terroir comme je les aime.
On sent que Anglade est bien documenté et qu'il connait bien la région dont il s'est fait au fil du temps un ambassadeur littéraire.

lundi 1 août 2011

Jean Anglade " Le dernier de la paroisse "


Jean Anglade, voici un monsieur qui écrit des livres depuis des décennies, que ses ouvrages ont un succès retentissant et pourtant. Pourtant il n'est jamais l'invité des plateaux de télévision. N'est-il pas assez fréquentable ? Pas assez Germano-pratin  comme on dit dans les milieux tendances. Quoi qu'il en soit Jean Anglade mérité largement que l'on s'attarde sur sa production.
Un style clair, des histoires de terroir où les protagonistes montrent le visage d'hommes et de femmes ordinaires qui font que le monde est extraordinaire.
Son dernier ouvrage en date ne fait pas exception.
C'est une histoire, auvergnate bien sûr, le destin d'un homme ordianaire fils de paysan dont le père se suicide en se faisant sauter la cervelle. Il faut dire qu 'à l'issue de l'emploi de phospate pour enrichir les cultures, le père avait contracté un cancer. Puis ce sera au tour du fils Germain d'attraper un cancer, un carcinome verruqueux, au niveau du sexe. Pour survivre il subira l'ablation de son sexe, ce qui va modifier le cour de son existence on l'imagine bien.
Impropre à fonder une famille, en désaccord total avec son frère sur le mode de culture et au final guère intéressé par la terre, il va se tourner vers Dieu et devenir prêtre.
Anglade nous retrace l'histoire gallo-romaine de l'Auvergne, il évoque le suicide, Dieu, les incertitudes de la foi, la vie au séminaire, l'évolution de la société, les migrations, les mariages mixtes.
Germain, après une vie passée au service des autres va s'éteindre doucement sur la terre de ses ancêtres.
Ce prêtre jamais certain, toujours intrigué par la foi m'aura fait passé un bon moment au coeur de son Auvergne.
Si vous aimez Henri Vincenot, Bernard Clavel nul doute que vous apprécierez Jean Anglade.
Mauvaise note à l'éditeur qui s'est contenté pour la couverture d'un vilain photo-montage digne d'un amateur sous équipé. J'estime que livre n'est pas qu'un contenu, mais aussi un contenant. A bon entendeur salut.