lundi 14 mai 2018

Les récits d'un pèlerin russe.

 














Ce livre est un classique du genre et qui veut s'instruire sur les mystiques, sur le christianisme et ses pères doit le lire.
Les pérégrinations de ce pèlerin sont délicieuses à lire, son détachement matériel, sa recherche constante de la communion avec notre Seigneur est un exemple de persévérance et de foi.
Que nous dit ce court et fascinant ouvrage ? Que la recherche des voies de Dieu se fait par la simplicité et la foi.
Son support est la prière du coeur, cette prière simple dédiée au Christ, répétitive comme l'est le chapelet, mais source de félicité et de joie.
Il nous dit également que la simplicité n'est pas synonyme de facilité, qu'il faut persévérer continuellement.
Je comprends pourquoi ce livre est régulièrement cité comme un livre indispensable, il nous met en présence de l'âme russe, orthodoxe, il nous fait découvrir l'échymase et la philocalie. Nous inspire à lire d'autres ouvrages,notamment les écrits des pères du désert.

Moi qui suis attiré par la Russie, il me donne encore plus l'envie de connaître et visiter la Sainte Russie.
Je le conseille à tous ceux qui veulent approfondir leur foi, leur connaissance des choses religieuses, cela avec simplicité et sans barber son lecteur.
Une référence qui mérite largement tout le bien qui a été dit à son sujet.
Un livre à offrir.

vendredi 11 mai 2018

Joséphine Bakhita l'escalve devenue sainte de Hervé ROULLET

Joséphine Bakhita L´esclave devenue sainte par [Roullet, Hervé]




















C'est un constat Bakhita est peu connue voire inconnue en France.
Même si le dernier de livre de Mme Véronique OLMI a été pressenti pour le Goncourt il me semble.
Cela a permis de parler de cette sainte, au-delà de cette actualité il faut se faire à l'idée que peu de livres en français sont disponibles, 3 en tout sur Amazon dont celui-ci.
Il y a un télé film italien qui a été fait sur sa vie, il est indigent et quasiment rien ne correspond à la vie de Joséphine.
Au moment de choisir un livre j'ai hésité entre le roman et cette biographie.
J'ai opté pour la bio car je pensais que faire de sa vie un roman me paraissait osé, et je craignais une usurpation, mais je lirai quand même le livre d'Olmi un jour.
Je suis assez compulsif quand je veux connaître un sujet j'ai tendance à lire plusieurs ouvrages.
Hervé ROULLET est un illustre inconnu pour moi, mais je me suis lancé.
ET j'ai bien fait, son livre est exceptionnel.
Tout d'abord il fait un rapide résumé de la situation géographique, social, religieux, politique du Soudan, pays de Bakhita.
Il plante le contexte de son histoire.
Puis la bio se déroule. Quel destin que celui de cette femme.
Elle a subi tous les outrages, toutes les sévices, toutes les brimades, en dépit de tout cela jamais elle ne fut animée par la haine.
Arraché à sa terre et aux siens à l'âge de 7 ans, elle est vendue 4 fois à des maîtres tous aussi ignobles les uns que les autres.
Bizarrement, et heureusement elle n'a jamais été violée.
Battue, scarifiée, malmenée, elle a été traitée pire qu'un bête.
C'est un italien qui sera son sauveur, l'amènera en Italie, où elle suscitera la curiosité et la crainte, à la fin du 19 ème sièc,,le les Noirs sont rares en Italie.
Animée d'un foi chevillée au cœur et au corps, elle va rentrer dans les ordres et consacrer sa vie au Seigneur.
Ce qui étonne c'est que même issue d'une famille animiste, elle ressentait la présence de Dieu, ce qu'on appelle coutumièrement la loi naturelle.
Le Seigneur sera pour elle une évidence.
Elle mourra en 1947, affaiblie par la maladie.
Son corps ne se corrompra pas, comme c'est le cas de beaucoup de Saints.
Elle opérera des miracles depuis le ciel.
C'est ce que traite la fin du livre, sa mort, ses miracles, sa béatification, sa sanctification.
Aujourd'hui Bakhita, qui était d'une simplicité sidérante, elle ne demandait jamais rien, acceptait tout sans rechigner, elle a pardonné à ses oppresseurs, est la patronne du Soudan. Paus où subsistent des razzias et l'esclavagisme. Elle est la patronne des opprimés.
Un livre choc avec des mots simples, un récit précis, pas de bigoteries , un style agréable, un livre qui touche au cœur. Je comprends que Mme OLMI ait voulu faire un roman sur la vie de Bakhita.
Ce n'est pas une hagiographie rasante, c'est un bijou pour les gens qui ont la foi, un météorite pour ceux qui ne l'ont pas et qui pourront approcher le mystère en lisant ce livre.
Je recommande vivement et chaudement.

samedi 5 mai 2018

Saint Jérôme de Régine PERNOUD






















Saint Jérôme, tout le monde connaît, c'est le traducteur de la bible.
Ok, mais à part ça ?
C'est vrai que l'ont ne sait pas grand chose de lui.
Ce court livre de Régine PERNOUD, bien connue comme écrivain spécialiste du moyen-âge et ayant écrit des livres concernant Jeanne d'Arc, fait la synthèse de ce saint emblématique.
Né à la fin du quatrième siècle au nord-est de l'Italie actuelle au sein d'une famille chrétienne, St Jérôme va vite, après des études classiques, se sentir attiré par la vie religieuse.
Il va avoir des maîtres illustres, comme Didyme l'aveugle, va beaucoup voyager, se retirer au désert, vivre le monachisme, et traduire la bible dont les différentes version ne le satisfont pas.
Sa traduction sera connue sous le nom de Vulgate.
C'est évidemment un érudit, il parle le latin, le grec, se rendra à Bethléem pour y apprendre l'hébreu, il écrira moult traités sur la religion. Il aura une correspondance très dense avec les lettrés de l'époque sur des sujets traitants surtout de spiritualité.
C'est une époque passionnante que celle des premiers siècles du christianisme.
Les dogmes se mettent en place, des hérésies font surface tel l'arianisme. Les églises se scindent en différents courants qu'il faudra vaille que vaille unifier autour d'un dogme catholique. Ce dont se chargeront les différents conciles.
C'est tout cela que Régine Pernoud développe dans ce livre qui permet de découvrir rapidement ce père de l'église.
Une synthèse qui fait le tour du personnage, offrant l'essentiel au lecteur dilettante, le passionné devra approfondir sa curiosité avec d'autres ouvrages plus fouillés.

mercredi 2 mai 2018

Cloner le Christ de Didier Van CAuwelaert






















Ah ! DVC a encore sévi dans ma bibliothèque.
J'ai, avec ce livre, terminé la trilogie qu'il a réserveé au Christ.
Ce court ouvrage fait référence à un film-documentaire qu'il a fait pour Canal+.
J'ai lu plusieurs livres sur le Linceul de Turin et celui-ci en constitue un énième.
Je dois rendre grâce à DVC car c'est à partir de ses Dictionnaires de l'impossible que j'ai commencé  me passionner pour la chose.
Ici il évoque l'idée de la possibilité de cloner Jésus.
L'idée paraît saugrenue, farfelue, issue d'un cerveau de romancier, et pourtant.
DVC interroge des généticiens dont Axel Khan, mais aussi des Raëliens, fait référence à un généticien Coréen, et on sent que le doute est présent.
A partir d'Adn prélevé sur les reliques du Christ comme la tunique d'Argenteuil, le suaire d'Oviedo ou le Linceul de Turin pourrait-on cloner Jésus ?
A ce jour non, mais demain ?
Puisque les mystères des linges du Christ sont évoqués dans le livre, qu'il reprend des éléments publiés dans les autres ouvrages, comment peut-on penser sérieusement aujourd'hui que ces reliques ne soient pas authentiques !
Pourquoi le maire d'Argenteuil a-t-il prélevé à l'insu de tous une petite quantité de la tunique abritée dans sa ville, qu'a-t-il fait de ces prélèvements ? Aucune réponse claire.
Pourquoi tous les médias disent-ils que le Linceul date tu moyen-âge alors que l'on a des traces du 5 ème siècle ?
Que le carbone 14 mentionne une date moyenne-âgeuse alors que l'inventeur de cette technique dit clairement que la méthode n'est pas valable sur du textile.
Comment expliquer que les cellules sanguines soient fraîches avec un ADN parfaitement conservé après 2000 ans !
Comment expliquer l'attitude du Vatican à son égard ! Attitude pour le moins équivoque !
Comment expliquer les icônes, ! vierges ou Christ qui pleurent du sang humain !
VDC a le mérite d'en parler, de soulever des questions, de proposer des éléments de réponse, il n'est jamais affirmatif, définitif.
Un livre court qui se lit passionnément.
Je termine ainsi sa trilogie composée de L'apparition, L'évangile de Jimmy et Cloner le Christ.
Lire un de ses livres de  DVC, s'est mettre au placard pas mal d'idées reçues, c'est s'ouvrir à une autre dimension, une porte ouverte sur plus de spiritualité.
Je recommande vivement.

dimanche 29 avril 2018

Lourdes de Emile Zola



Précisons d'entrée de jeu que Zola ne croit pas, que les chrétiens sont pitoyables et que, selon lui, le seul salut de l'humanité se trouve dans la raison face aux superstitions.
Voilà c'est dit, parlons de ce livre.

C'est une incessante recherche dans le domaine de la foi qui m'a poussé et un réel intérêt pour la littérature de Zola.
Je n'ai pas été déçu au regard de ces deux exigences.
Zola, en véritable écrivain naturaliste que nous connaissons, a procédé à une véritable enquête très fouillée sur Lourdes. Y séjournant une quinzaine de jour, y rencontrant les principaux acteurs.
Son livre relate un pèlerinage au départ de Paris sur cinq jours.
Le voyage en train, le séjour, les miracles, la dévotion des pèlerins, la vie sociale, commerciale, religieuse y sont disséqués comme sait le faire Zola.
On aime ou pas.
C'est très fouillé, très bien renseigné et évidemment magnifiquement mis en valeur.
Ce qui peut choquer c'est le parti pris de Zola sur la religion et il fait quelques saillies dans lesquelles il se moque des croyants, les ridiculise parfois.
Leur dévotion, leur crédulité, leur espoirs et leur résignation.
Mais il le fait toujours avec une certaine délicatesse.
Il n'est pas agressif envers ces bigots assoiffés d'eau bénite, vénérant la Sainte-Vierge.
Un véritable reportage sur un pèlerinage de son époque, son organisation, ses aléas, ses acteurs.
Bien sûr que la description du voyage en train, des processions, des états d'âme des croyants pourra rebuter le lecteur moderne.
Mais j'ai envie de dire que l'on connaît Zola, on sait à quoi s'attendre avec lui, il n'écrit pas de dépêche pour l'AFP
Pour moi qui essaie de lire un Zola par an ce fut un bon moment de lecture avec ses longueurs et ses joies, la courte biographie de Bernadette qu'il inclut dans le récit est intéressante et donne envie d'en savoir davantage sur cette petite bergère.
Le personnage du prêtre qui va perdre la foi et refouler son amour m'a fait penser à l'Abbé Mouret, il semblerait que ce genre de personnage apporte de l'eau au moulin de Zola quant à son athéisme.
C'est une facilité que l'on peut lui pardonner.
Il est a noter qu'il fait une erreur d'appréciation car il évoque le fait que Lourdes perdra de son intérêt pour les croyants, ce qui est faux, on peut le constater actuellement.
Que le christianisme est terminé et que la nouvelle religion de la raison s'imposera aux Hommes en proposant le bonheur terrestre.
Bref, il s'est trompé.
Donc pas de surprise sur Zola, ceux qui aiment en redemanderont, ceux qui détestent détesteront encore plus.
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié , encore une fois, son style qui nous impose un rythme de lecture anachronique avec nos vies modernes qui vont vite et souvent mal.

lundi 9 avril 2018

Michel BESNIER Clémant chez les calmistes






















C'est le genre de bouquin que je n'aurais dû lire, nous n'aurions jamais dû nous rencontrer, saut qu'avec les livres ça ne se passe forcément comme cela.
Je flânais aux Puces, était ravi de trouver des livres sur Saint Antoine de Padoue et sur Saint Jérôme quand mon regard fut attiré par ce livre.
Des calmistes !!!
Il s'agit d'hommes qui ont décidé de se couper du monde, de vivre sans médias d'aucune sorte et de vivre ainsi coupés des turpitudes du monde.
Une communauté laïque d'hommes que va rejoindre Clément, on ne sait pas trop pourquoi saut qu'il a perdu sa femme, qu'il était professeur et qu'il veut coûte que coûte faire partie de cette communauté.
Il va y rencontrer des figures singulières, chacun à un rôle et un surnom au sein du château.
Les jours coulent paisiblement. Un temps de noviciat est nécessaire à l'issue duquel la communauté élit ou rejette le postulant.
Clément sera accepté à y rester, mais il prendra la fuite après avoir, on le pense avoir mis le feu au château.
Je n'ai pas bien compris le dénouement !
Un livre de 1991 qui est plaisant à lire, l'auteur est quelque peu poète , il manie la langue avec talent et ses personnages ont une vraie consistance.
Plaisant de suivre leur vie au sein de cette communauté et leur raisonnement sur la vie et le monde.
Un livre météore, car il est tombé dans mon champs de lecture par pur hasard, s'il existe, et  qui m'a procuré un bon moment comme je les aime, imprévisible et réjouissant.

mardi 3 avril 2018

Un Exorciste raconte de Dom Gabriel Amorth





















Ah ! l'exorcisme !!!
De nos jours peu de personnes croient au diable et encore moins aux possessions.
En tant que croyant c'est une ineptie totale car les Evangiles regorgent de témoignages dans lesquels le Christ et les apôtres chassent le démon.
A Judas, Jesus ne dit-il pas Vade retro satanas !
Le plus surprenant c'est que de nos jours le clergé, oui celui qui siège à Rome ne croit plus au Diable.
Padre Pio disait en substance " Si vous n'y croyez pas aujourd'hui, vous aurez l'éternité pour y croire"
Dom Gabriel fut un des fils spirituel du Padre, Padre qui a combattu dans sa cellule les assauts du démon. Il gardait parfois sur le corps les traces des ces luttes.
Dom Gabriel est un prêtre qui va devenir exorciste et qui durant de nombreuses années va officier.
Il verra moult situations et semble chevronné pour en faire un livre sérieux.
Pas de sensationnel ici, c'est du sérieux, du vécu, de l'authentique.
Il évoque les exorcismes d'un manière générale, les comportements du démon, les témoignages de victimes, les effets de l'exorcisme, l'eau, sel et huile bénits, les maléfices, les sorts, le mauvais œil, la magie blanche et noire, la sorcellerie africaine, les pensées des pères de l'Eglise sur le démon.
Dom Gabriel est démoralisé par le manque de connaissances du clergé sur le démon.
Sa mise au rebut et surtout le manque d'exorcistes.
Il a fait part de sa vive inquiétude par le fait que les fumées de Satan on pénétré le Vatican.
IL évoque les messes satanistes au sein du Vatican, c'est renversant mais pas surprenant quand ont ait que la Franc-Maçonnerie y est établie.
Dom Gabriel n'était pas superstitieux, c'était un prêtre fondamentalement croyant et ses témoignages ne sont pas ceux d'un illuminé.
Le livre n'est pas farfelue, loin de là.
Je ne cite qu'un exemple. Un homme est venu le voir et lui a montré ses jambes pleines de cicatrices. Il lui a expliqué que sa mère l'avait maudit à la  naissance. Voulant se rapprocher d'elle il lui a écrit. Elle lui a répondu que ses jambes seraient maudites, que sont enfant mourra s'il revenait chez elle.
Chose qu'il a faite à son décès. Et bien ses jambes ont été blessées et son fils est mort !
Voilà un des exemples cités
Il cite le cas de personnes impossibles à déplacer en dépit de plusieurs personnes costaudes pour le faire.
Il déclare que le célèbre film l'Exorciste est proche de la réalité de ce qu'il a vécu parfois.
Dom Gabriel pensait que le possédé devait d'abord passer par les voies de la médecine et en cas d'échec solliciter l'exorciste.
Un livre, qui a l'heure de nos sociétés cartésiennes et technophiles dérange, interpelle et resitue certaines situation.
Dom Gabriel a délivré de nombreuses personnes de l'emprise du démon mais il n'est pas parvenu à toutes les guérir, le démon étant parfois très puissant.
Un témoignage passionnant qui appelle d'autres lectures.
N'oublions pas que la plus grande ruse du diable et de faire croire qu'il n'existe pas, ma foi, il arrive bien de nos jours.