dimanche 12 mai 2013

Les fous de Benghazi de Gérard de Villiers


SAS - SAS, T191
Les coryphées qui nous servent la soupe dans les médias à longueur de journée devrait mettre leur nez ( c'est le cas de la dire)  dans ce S.A.S.
Les thuriféraires du printemps Arabe feraient mieux de se réveiller et d'ouvrir leurs portugaises ( c'est aussi le cas de le dire).
GDV nous a pondu un bon , je n'ai pas dit très bon, S.A.S.
Pas de bla-bla sur les soi-disant vertus de cette révolution qui n'a fait que chasser un clou pour en remettre un encore plus gros. Car entre une dictature politique et une théocratie portée par des fanatiques, j'ai du mal à choisir.
Allez donc demander  aux femmes ce qu'elles en pensent de cette révolution.
Qui est derrière tout ça ?
Là, GDV n'y répond qu'à moitié mais il montre sans fioriture la réalité de ce que sont devenus ces pays laissés aux chiens.
Pour les crédules qui pensent que tout se vaut :
http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/11/01003-20130511ARTFIG00310-quatre-ans-plus-tard-le-nouveau-visage-de-l-afghane-mutilee.php?page=&pagination=2
Ne vous leurrez pas, les révolutionnaires sont les mêmes.
A bon entendeur, salut.

dimanche 5 mai 2013

LA RIVIERE ESPERANCE de Chrisitian SIGNOL

 
 
 
 
Loin des teneurs de crachoir germano-pratins, Signol trace son sillon tranquillement, sereinement et cela depuis des années.
Il est l'un des plus gros vendeur et pourtant il ne fait pas la une des médias de masse.
Il faut dire qu'il a tout pour déplaire à ceux qui font et défont l'actualité.
Pensez, il parle d'un temps où la France était fière de ce qu'elle était, ambitieuse, travailleuse, besogneuse même, sans être flagorneuse.
Evidemment quand on compare avec notre époque il y a de quoi tomber de l'armoire.
A l'époque on ne posait pas le manche après la cognée.
Signol s'empare dans  ce livre de la Dordogne, la rivière, et va au fil du récit y développer  sa saga en trois volumes.
Dans ce premier tome il nous fait connaître une famille de gabariers qui relies son petit village au port de Libourne, transportant le merrain sur les flots tumultueux de la rivière qui charrie la vie des hommes les brinquebalant au grès de leurs destins.
Comme dans tout saga qui se respecte il faut y faire vivre des hommes forts, courageux , contrastés par la faiblesse et la lâcheté des autres.
Signol maîtrise ses aspects et tient le bon fil pour tenir son lecteur en haleine.
Il y a " Des grives au loup " dans ce livre parsemé de tout le talent de Signol.
Encore un auteur, absent des plateaux de télé et de radio, au fond envie-t-il ses scribouillards parisiens qui courent les hommages quand d'autres recueillent les lauriers.
Bravo M. Signol pour ces ouvrages hors du temps, qui nous font revivre aux travers de personnages inoubliables une époque dure avec les hommes qui met en constrate notre époque de fatuité.
 
 


samedi 20 avril 2013

Rage de Stephen KING

 
 
 
Un bon roman ...râté,
Au début je me disais que je tenais un bon, voire très bon King. Cela fait un bail que je n'en ai pas lu.
Ca démarre sur les chapeaux de roues, le style est là, impeccable, King maîtrise son art et puis plouf.
Ca part en sucette, les états d'âmes d'un groupe d'adolescents retenus qui se livrent à coeur ouvert m'ont endormi, ça chipotte sur les peurs enfantines, les petites cruautés de l'enfance, ça ne pisse pas loin.
On pense aux faits divers américains, à ces tueries en milieu scolaire, mais King dévie pour se perdre dans les méandres de l'adolescence.
Je n'ai pas tout compris dans ce livre et surtout pas compris pourquoi King était parti en torche.
Dommage, le cadre était parfait pour en faire un grand livre.
Ceci dit ça se lit bien, mais ce n'est pas le meilleur du Maître.

Les fantômes de Lockerbie de Gérard de Villiers


SAS 197 Les fantômes de Lockerbie


Des fantômes falots
S.A.S nous entraîne à la poursuite des anciens potentats du régime Khadafiste.
La garde rapprochée du Colonel et surtout l'argentier des attentats perpétrés par le régime.
Il en a fallu de l'argent pour financer ces actions terroristes et Malko est à la recherche d'un de ces hommes qui aurait géré les portefeuilles Khadafistes.
Réfugié au Liban où il doit solder certains comptes, cet homme de paille d'or, est repéré par Malko qui joue sur la peur pour obtenir les N° de comptes ayant servi au financement de l'attentat de Lockerbie.
Le potentat a les nouveaux dirigeants libyens aux trousses et ils ne sont pas moins tendres que le Colonel.
Du Liban à la Suisse en passant par la Tunisie, S.A.S nous balade au milieu de ces régimes déséquilibrés. Toujours entouré de belles femelles hyper-sexualisées prêtes à assouvir les fantasmes les plus fous dans un dernier sursaut de survie.
Un tome très pâle qui ne tient guère la route et qui ne fait que dépeindre une triste réalité, un clou chasse l'autre.
On peut s'en passer.

mercredi 3 avril 2013

L'homme invisible de H. G. WELLS



C'est avec beaucoup de légèreté que j'ai commencé ce livre.
Dans la tête les images de David Macallum dans la série éponyme des années 70.
Des facéties, des rebondissements et de la SF relaxante, jem'attendais à une lecture légère et amusante. Erreur totale, dès le départ le climat est planté.
Une auberge, un homme qui y prend pension, dissimulé sous des vêtements qui le rendent méconnaissable, entouré d'un halo de mystère que chacun veut démasquer.
Mal leur en prendra.
Autant Maccallum incarnait un homme invisible sympathique et facétieux, autant Griffin pourra apparaître antipathique voire déconcertant.
Pourchassé, il prend son destin de mauvaise manière, préférant le côté obscur de la force, volant, trichant, animé d'une vengeance despotique à l'égard du genre humain.
Le règne de la terreur doit supporter son royaume.
Mégalo paumé, son histoire est servie par un style impeccable.
Il y a du Comics avant l'heure dans cette histoire, un super héros méchant, une ambiance brumeuse, des psychologies travaillées qui font de ce classique un indispensable du genre.
Ecrit il y a plus de 100 ans, il garde tout son mystère, tout son charme.
Il pose une des questions de l'homme face à ses monstres, ses inventions, ses choix et leurs utilisations.
Les chimères de la science sans conscience. La fragilité d'un homme qui décide de renier son genre, d'être hors de l'humanité.
Wells aurait pu nous pondre un navet plein d'effets et de facilités, ce n'est pas le cas.
Un grand livre du genre qui remet les pendules à l'heure avec peu d'effets spéciaux mais beaucoup de talent littéraire.

vendredi 29 mars 2013

Mont- Oriol de Guy de Maupassant

Mont-Oriol
 
 
 
Guy de Maupassant ( GDM) fait partie du panthéon des écrivains français et l'un des plus grands fournisseurs de séries télés de plus ou moins bonne facture.
Sa nouvelle " La maison TELLIER " m'a laissé un souvenir impérissable et je la considère comme la meilleure nouvelle que je n'ai jamais lue, ex-aequo avec une nouvelle de Maurice Renard.
J'ai entrepris de lire l'intégralité des GDM et n'en suis pour le moment qu'à 10% de l'oeuvre ( merci Kindle d'afficher la progression en pourcentage ).
" Une vie " m'a parfois enthousiasmé, " Bel-Ami " m'a fâché avec GDM et le Mont-Oriol  me laisse circonspect.
GDM ne serait-il au final qu'un auteur de nouvelles ?
Lire GDM c'est passé un moment de lecture agréable, c'est se délecter d'un français exquis, maîtrisé et éclairé, d'accord.
Mais niveau histoire ça laisse à désirer.
Nous sommes ici au coeur de l'Auvergne, dans une station thermale, où la petite bourgeoisie et la noblesse déqargentée vient se requinquer.
GDM dévellope une étude de moeurs, du banquier juif avide de succès et d'estime, du noble revanchard, des médecins avides de reconnaissance et enfin une femme, objet de tout le livre.
Femme aimée, rejetée, adorée, trompée mais qui reste froide après le tumulte, sereine et stoïque, qui accepte son sort, sans esprit de revanche, en paix avec elle même.
Il y a du " Une vie " mêlé de ' Bel-Ami " dans ce troisième roman de GDM, qui ne m'a pas entièrement convaincu.
Je ne me laisse pas désabuser et je continue dans ma découverte avec un prochain roman qui je l'espère ne sera pas la compilation des trois premiers.

dimanche 10 mars 2013

L'aiguille creuse de Maurice LEBLANC



Une élégance jamais démentie dans l'écriture de Leblanc.
Un roman de littérature populaire comme je les aime.
Ambitieux dans la construction, habile dans le déroulement de l'histoire et respectueux du lecteur que l'on ne prend pas pour un imbécile comme dans de nombreux romans du genre.
Lupin a du fil à retordre avec comme enquêteur ce jeune lycéen doué, que c'en est presque suspect !
Ne serait-ce pas Lupin lui même.
Doué mais inexpérimenté pour affronter de manière trop naïve Lupin le malicieux.
L'enquête est classique chez Leblanc, il faut mettre la main sur Lupin.
Arsène qui meurt, Arsène qui rit, Arsène amoureux et Arsène grand seigneur pour celle qu'il aime, tout cela bercé par l'Histoire de France.
Et Ganimard qui cavale pour rattraper son train de retard.
Bonus, de jolies description de la campagne d'Etretat et du pays de Caux.
Un agréable moment de lecture.