Un blog de plus dans la blogosphère, nèologisme du net. Je le définirais par : Bazar virtuel, caverne d'Ali Baba, carnet de bord de tout citoyen qui publie ses idées, ses envies, ses coups de coeur et ses coups de gueules. Ici vous trouverez un peu tout ça, mais surtout des histoires de livres. C'est futile, inutile, donc indispensable. Bon surf.
samedi 24 mars 2012
mercredi 14 mars 2012
C'est l'histoire de trois loustics qui pêchent sur les bords de Marne, qui sinue aux confins de la banlieue qui était encore ouvrière avant d'être un ghetto.
Leur refuge est ' le bistrot du pauvre " ils s'y abreuvent de pinard et font comme tous les ivrognes, ils dégoisent et refont le monde à longueur de journée.
Ca c'est la façade, le vernis du livre, derrière il y a une critique de la société de consommation, de la destinée des hommes face au travail aliénant les consciences, le petit confort bourgeois, les relations avec les femmes et surtout le vin.
Quand Debedeux se fait débaucher par les pieds nickelés reste un bon moment de lecture, le retour à la nature au travers du voyage en DS en Lozère reste merveilleux et jubilatoire.
Fallet avec cette histoire semble nous dire que les hommes seront toujours ce qu'ils sont, et que pour quitter le troupeau il faut briser le lien de la routine sociale ( métro, boulot, dodo) et ne pas avoir peur d'assumer une vie différente, qui reste cependant tributrice et débitrice de ceux qui bossent, eh oui l'argent ne tombe pas du ciel.
Il y a de belles tirades sur l'amitié autour d'un verre de Beaujolais et d'un saucisson sec.
Le livre écrit en 1975 pourrait rebuter certains lecteurs, la vision de l'an 2000 vaut son litrage de vinasse et ne tombe pas toujours loin de ce qui fait notre quotidien.
Tavernier, une tournée.
samedi 10 mars 2012
L'afffaire Lerouge de Emile Gaboriau
Emile Gaboriau, il faut lui rendre cet hommage, est de l'avis de tous, le père du roman policier moderne.
Pair du genre, il a inspiré Agatha Christie, Gaston Leroux et surtout Conan Doyle himself.
L'affaire Lerouge se situe sous le second empire, l'histoire d'une " Veuve " retrouvée assassinée dans une bicoque de Bougival.
A partir de cet événement, Gaboriau va développer une galerie de personnages hauts en couleur servie par un style littéraire jubilatoire.
Le père Tabaret, apprenti détective à l'intuition aussi affûtée que celle des plus fins limiers de la police, Noël Gerdy l'avocat investi au plus haut point à réussir son ascension sociale, Mme d'Arlange vieille aristo refusant l'évolution de la société et de ses meours, M. Taburon , Juge d'instruction intègre et dévoué à la justice et surtout le personnage qui a retenu toute mon attention, le Comte de Commarin. Incarnant l'aristocratie française, décimée mais toujours debout, véhiculant coûte que coûte les valeurs de noblesses, de courage, de respect et de droiture. Cette aristocratie qui n'a rien de mondaine ou de people, cette élite pleine d'abnégation pour la France et son histoire.
Avec ses personnages, Gaboriau tisse une histoire ou s'entrecroisent les mondes de la justice, de la police, de la noblesse autour de cette affaire Lerouge.
L'auteur nous balade durant 300 pages, nous donne des élements qui s'effritent au chapitre suivant,et par un habile tour de passe-passe retombe sur ses pieds pour nous donner une fin savoureuse.
Le style de Gaboriau est jouissif au possible, et cela m'amène à cette réflexion, comment en est on arrivé de nos jours à devoirs placés des meurtres atroces pour tenir en haleine le lecteur. Point de morbidité exagérée chez Gaboriau, point de tueur en série caché derrière les pages, non rien de tout ça, mais quelque chose de beaucoup plus fin, de la psychologie, de la finesse et du style.
Une belle découverte.
Les ouvrages de Emile Gaboriau sont libres de droits et disponibles ici :
www.gutenberg.org/browse/authors/g#a172
dimanche 4 mars 2012
A.D.G Le grand Sud.
J'avoue sans ambages que la nouvelle-calédonie m'est complétement étrangère, son histoire, ses moeurs, ses habitants, voir même sa géographie eloignée de mon centre géographique ne me disent rien. A part les souvenirs anciens des événements d'Ouvéa, et les frasques footbalistiques et people de M. Karembeu, cette communauté d'outre mer ne m'évoque rien.
A.D.G s'est emparé de l'île, des îles devrais-je dire, pour nous proposer un grand livre, peut être son plus grand.
Le récit au milieu du 19 ème siècle d'une bande de bagnards baudelériens, couards, courageux ou farfelus.
A.D.G utilise ces " chapeaux de paille " pour tisser une histoire faite d'héroisme, de souffrance, d'amour, d'injustice, de fuite, dévasion et de repentir.
La vie du bagne, son installation, ses moeurs, ses routines, ses gardes chiourme sadiques au fouet lest, l'administration pénitentaire et ses prisonniers sont la trame de ce magnifique roman.
A.D.G a eu la grande finesse dans son style si particulier de me faire découvrir les Kanaks de l'époque. Les rivalités tribales, le cannibalisme, la religion de ces peuples du bout de monde sont ici relatés avec courtoisie sans arrière pensée colonialiste.
C'est une tranche d'histoire bien documentée que nous livre A.D.G, star des auteurs de polars des années 70 et 80. Ayant été menbre du FN Calédonien, il a par conséquent une connaissance aiguisée de l'archipel, cela lui aura aussi valu d'être cloué au pilori par l'intelligenstia littéraire qui préférera vénérer Manchette.
Il est regrettable que A.D.G ne soit plus lu de nos jours ou si peu. Indéniablement un auteur qui avait des choses à raconter et d'une belle manière.
Pour faire connaissance:
samedi 11 février 2012
Cathares, tome 2 de Bono et Falba
Un album essentiellement constitué de planches dynamiques, imageant une course poursuite au travers des montagnes et des défilés.
Le temps presse pour les purs pourchassés par les inquisiteurs catholiques.
C'est sans compter sur la protection d'un providentiel personnage accompagné d'un ours surdimensionné !
Sur un plan technique je trouve la mise en page bien agencée, le dessin de Bono est agréable, surtout les plans rapprochés, en revanche le détail se perd quand les personnages sont en arrière- plan, c'est dommage.
J'ai ressenti également une impression d'heroic fantasy dans la gestuelle des personnages, est-ce un genre vers lequel va s'orienter le duo ?
Falba-Bono offrent une bédé de qualité, le scénariste doit améliorer les rebondissements pour tenir en haleine son lecteur, et Bono tendre vers ce qui sera sa maturité artistique pour offrir le meilleur de la bédé du genre.
Le dessinateur transalpin Fabio Bono a eu la grande gentillesse de nous accorder un entretien exclusif. Mille mercis :
Un dessinateur est-il anxieux à la sortie de son ouvrage ?
- Fabio Bono :
Oui, je suis très anxieux personnellement.
Je suis curieux de vérifier la qualité de l'impression, la publicité que l'editeur réserve à ton nouveau livre , la critique des journalistes professionnels et la réponse du public....
Tous ces facteurs m'excitent beaucoup, plus que mille cafés!
- Fabio Bono :
Oui, je suis très anxieux personnellement.
Je suis curieux de vérifier la qualité de l'impression, la publicité que l'editeur réserve à ton nouveau livre , la critique des journalistes professionnels et la réponse du public....
Tous ces facteurs m'excitent beaucoup, plus que mille cafés!
Un oeil sur le monde :
Le tome 2 de Cathares est-il un album de transition, aussi bien
pour toi que pour la saga ?
- Fabio Bono :
Oui, le tome 02 est un tome de transition qui représente bien la fuite des 4 protagonistes... la lecture est rapide et avec un souffle haletant comme elle le mérite.
Cependant le lecteur trouvera des éléments utiles pour la compréhension du tome 03 et aussi dans ce livre nous trouvons beaucoup de références à l'histoire réelle.
Un oeil sur le monde : Ton style est acquis et semble se diriger vers une maturité artistique, comment vois-tu l'évolution de ton dessin ?
- Fabio Bono :
Je vois un mûrissement de mon style.
Je dessine mieux les personnages et je gère mieux la mise en page, aussi avec des choix plus courageux mais toujours lisibles.
Je suis très satisfait de cette croissance même si je crois que vous découvrirez un autre Fabio Bono dans l'avenir.... mais pas dans cette série!
Un oeil sur le monde :
La bédé, selon toi, a t-elle un avenir avec le numérique ?
- Fabio Bono :
J'espère que le numérique ne se développe pas ultérieurement.
J'aime beaucoup le parfum du papier quand on ouvre un livre et je n'aime pas le froid d'une oeuvre numérique.
Je crois que les bandes dessinées continueront à vivre sur le papier et pas sur le froid ecran d'un ordinateur.
Et puis le dessinateur ne peut pas dédier une bande dessinée numérique!
Un oeil sur le monde :
As-tu des projets bédés ?
- Fabio Bono :
Oui, j'ai beaucoup de projets pour l'avenir. Ta question arrive malheureusement trop en avance... ces projets sont encore dans la phase initiale donc je dois maintenir beaucoup de discrétion .
Un de ces projets sera dessiné avec un style différent légèrement de celui-là qui mes lecteurs sont habitués.... et je crois qu'il les surprendra très positivement!
Pour le moment moi je suis en train de concentrer toutes mes énergies sur le tome 03 de "Cathares", le dernier tome de cette série.
.... je crois que les lecteurs seront satisfaits de l'oeuvre complète.
lundi 6 février 2012
Miraut chien de chasse de Louis Pergaud
L'homme, le meilleur ami du chien.
Plus connu pour sa guerre des boutons, Pergaud touche ici un roman de la terre, l'histoire d'un homme, Lisée et de son chien Miraut.
L'entrée de Lisée dans l'histoire est tonitruante, il regagne ses pénates en étant sous l'empire de l'alcool et accompagné d'un chiot.
La Guélotte, sa femme, ne l'entend de cette oreille et n'acceptera jamais ce chien, qui est de trop dans les déboires qu'elle peut avoir avec son mari.
Nous allons suivre Miraut dans son apprentissage de la bonne tenue en société humaine, dans ses débuts dans la chasse, domaine qui fera de lui un grand chien, connu, reconnu au delà du canton, suscitant les convoitises et les rancoeurs.
Roman d'amour d'un homme pour son chien, d'amitié entre les hommes, de ripailles gauloises et de beuverie. Le roman souffre d'une répétition des situations et d'un style assez pauvre. Il m'a fallu m'accrocher pour le terminer.
La femme est considéré comme le souffre douleur de son homme et se prend régulièrement des tannées quand elle le contredit, sans se révolter, n'oublions pas que nous sommes au début du siècle dernier.
Je n'ai pas été enchanté par ce livre qui aurait pu avoir 100 pages de moins, donner plus de place aux moeurs de l'époque et aux scènes de chasse. Bien que celles-ci ne manquent pas, même si elles sont parfois cocasses, elles manquent de vérité. Le livre manque de climat, d’atmosphère.
Une impression en demi-teinte pour moi, à mon avis pour ceux qui veulent découvrir Pergaud il faut s'orienter vers sa guerre des boutons qui fait l'unanimité.
En définitive, un livre qui parlera à ceux qui portent à leur chien un amour pouvant être inepte, mais qui n'en demeure pas moins le résultat d'une relation séculaire qui unit l'homme et le chien pour encore longtemps.
Plus connu pour sa guerre des boutons, Pergaud touche ici un roman de la terre, l'histoire d'un homme, Lisée et de son chien Miraut.
L'entrée de Lisée dans l'histoire est tonitruante, il regagne ses pénates en étant sous l'empire de l'alcool et accompagné d'un chiot.
La Guélotte, sa femme, ne l'entend de cette oreille et n'acceptera jamais ce chien, qui est de trop dans les déboires qu'elle peut avoir avec son mari.
Nous allons suivre Miraut dans son apprentissage de la bonne tenue en société humaine, dans ses débuts dans la chasse, domaine qui fera de lui un grand chien, connu, reconnu au delà du canton, suscitant les convoitises et les rancoeurs.
Roman d'amour d'un homme pour son chien, d'amitié entre les hommes, de ripailles gauloises et de beuverie. Le roman souffre d'une répétition des situations et d'un style assez pauvre. Il m'a fallu m'accrocher pour le terminer.
La femme est considéré comme le souffre douleur de son homme et se prend régulièrement des tannées quand elle le contredit, sans se révolter, n'oublions pas que nous sommes au début du siècle dernier.
Je n'ai pas été enchanté par ce livre qui aurait pu avoir 100 pages de moins, donner plus de place aux moeurs de l'époque et aux scènes de chasse. Bien que celles-ci ne manquent pas, même si elles sont parfois cocasses, elles manquent de vérité. Le livre manque de climat, d’atmosphère.
Une impression en demi-teinte pour moi, à mon avis pour ceux qui veulent découvrir Pergaud il faut s'orienter vers sa guerre des boutons qui fait l'unanimité.
En définitive, un livre qui parlera à ceux qui portent à leur chien un amour pouvant être inepte, mais qui n'en demeure pas moins le résultat d'une relation séculaire qui unit l'homme et le chien pour encore longtemps.
samedi 4 février 2012
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