mardi 15 novembre 2011

Les mains d'Orlac de Maurice Renard



Je ne suis a priori pas un lecteur de fantastique, c'est un genre qui généralement me déplaît. Il se trouve que je viens d'acquérir un Kindle et que ce livre était en téléchargement gratuit comme tant d'autres.
Je ferai plus tard un article sur le kindle qui est un outil épatant.

Concernant " Les mains d'Orlac " il s'agit d'un livre des années 20, Orlac est un pianiste virtuose qui est victime d'un accident ferroviaire. Le wagon dans lequel il se trouve rentre en téléscopage avec un autre wagon, blessé, il est transporté dans la clinique du Pr Cerral. Ce dernier éminence de la médecine va réussir a greffer des mains à Orlac, des mains qui vont d'une manière, conserver leur histoire.
Un habile stratagème fait croire à Orlac que ses mains sont des mains d'assassin, qu'elles sont couvertes de sang. Bon an mal an, il demandera le secours des médiums pour tenter de remonter le fil. Sa femme Rosine, par le biais d'un journaliste judiciaire va mettre en branle une enquête policière, surtout après l'assassinat du chevalier Crochans.
Orlac ayant hérité de la fortune de son père qui a été trucidé, va avoir un contact avec Vasseur l'assassin guillotiné qui fait croire à Orlac que sa tête a été recollationée et que les mains d'Orlac sont responsables de ces assassinats, Orlac va culpabiliser jusqu'à l'habile dénouement qui remet en cause nos jugements sur l'identité.
A cette époque greffer des mains étaient de la science fiction, on sait maintenant que c'est possible. La question de Renard est , comment vit-on avec les membres ou les organes d'un autre, devient-on cet autre, les membres ont-ils une mémoire ?
Mon résumé est un peu confus et manque de clarté, mais j'ai vraiment apprécié ce livre qui date de 1920, le style est très agréable en étant toutefois marqué par son époque, logique.


Voici quelques extraits :

- Un homme intelligent ce Cointre, mais un homme, et qui lemontrait bien, car il aimait à rire et se trompait parfois. Un homme au milieu de tous les autres. Un court personnage râblé, au front solide, à l'oeil franc, au regard direct, avec des biceps plein ses manches et des mollets de chasseur à pied. Quelqu'un de vivant et d'imparfait. Rien d'infaillible, mais tout d'un bon détective qui fait ce qu'il peut.
Pas de manies, pas de pipes anglaises, pas de cigare américain qu'on chique et qu'on fume en même temps. Un inspecteur rempli de zèle et d'allant, comme notre Sûreté en possède.

- La jeune femme continuait son travail intérieur. Elle caressait d'un doigt rose la pourpre vive de ses lèvres, et dans ses yeux dévorants scintillait cette flamme qu'elle avait remarquée aux prunelles du chevalier de Crochans la nuit de sa mort.

- Je crois vivre en l'an  2000

vendredi 11 novembre 2011

Ue banane dans l'oreille de San-Antonio



Encore une belle réussite du commissaire San-Antonio.
Figurez-vous que le " Vieux " demande à Sana et Béru de s'acoquiner avec une bande de truands pour faire sauter une banque réputée imprenable, mieux protégée que Fort Knox !
Une fois à l'intérieur, les deux compères devront s'emparer du contenu du coffre N° 44, qui ne contient qu'une père de lunettes, mais quelles lunettes.
Voilà nos deux compères partis au pays de la frite et du maneken pis, c'est sans compter sur les débordements amoureux de Béru et Sana, sur les mises au point à coups de poings. La longue tirade sur la vie intestine et défécatoire du directeur de la banque est à mourir de rire, sans être scato.
Sana est pour moi un indispensable, absolument nécessaire à mon équilibre littéraire, une bouffée d'oxygène, Dard a le don d'aller à l'essentiel avec une parfaite maîtrise du calembour. J'aurais beaucoup apprécié de rencontrer le monsieur.

mercredi 9 novembre 2011

Adrien Marco Trio

Le talent ne se mesure pas toujours au nombre des années, permettez à votre serviteur de vous présenter un jeune musicien icaunais :
 Adrien Marco


Il évolue au sein d'un trio qui écume les salles de la région.


C'est au travers d'une musique séculaire, mystérieuse, chariant dans ses mélodies un univers de voyages, de partages et de liberté qu'a choisi de s'exprimer Adrien. Soyons assuré qu'un tel ambassadeur aussi doué que sympathique saura faire apprécier ou découvrir ce genre musical intemporel. Il a aimablement répondu à quelques questions.



Adrien Marco, qui êtes-vous ?

Je suis né à auxerre en 1987, je joue depuis l'age de 17 ans, j'ai commencé tard, et je suis autodidacte. Je fréquente les gens du voyage très souvent et m'entend très bien avec plusieurs familles. J'ai un trio dans l'Yonne, avec lequel nous tournons beaucoup.

**********

Comment vous est venue la passion de la musique ?

 J'ai découvert Stochelo Rosenberg en écoutant un morceau joué par lui, j'ai été boulversé car cette musique me correspondait parfaitement et j'ai dit" je veux jouer cette musique là !!"


**********

Vos doigts jouent les funambules sur les cordes de votre guitare, votre jeu est plein de fougue et de passion, quels sont vos mentors ?


Les grands que j'écoute le plus sont : Stochelo Rosenberg, Jimmy Rosenberg, beaucoup de manouches hollandais ou alsaciens, comme Tchavolo Shmitt, et puis, bien sur, Django Reinhardt. Mes mentors sont ceux qui m'apprennent des détails, importants à la maturité requise pour jouer ce style : il y a Christophe Brunard (a joué avec Christian Escoudé) et Kamlo. Je les remercie encore de ce qu'ils me donnent. Après je travaille dur pour appliquer ces conseils, et je les observe beaucoup ainsi que les autres les grands comme Samy Daussat, Tchavolo etc... mes amis manouches aussi dans les campements. C'est comme ça qu'on apprend dans cette musique : visuellement et avec l'oreille. La théorie n'est pas essentielle (personnellement je ne sais pas lire ni écrire la musique) . 

**********

Parlez nous de votre production discographique, où en est-elle, pouvons-nous nous attendre à des nouveautés ?

Je travaille sur un nouvel album et le projet avance. En attendant on peut écouter nos nouveautés sur notre myspace ou en live :-)
 

**********

Le jazz manouche a beaucoup de succès en ce moment, la salle Saint Anne à Lorrez le Bocage était comble, Les web radios jazz manouche fleurissent, à quoi est dû ce succès ?

Je ne saurais pas expliquer cet attrait que les gens ont pour cette musique... Il est certain que Sanseverino, et Thomas Dutronc ont aidé largement à sa vulgarisation ce qui a permis au gens de découvrir des traits de cette musique. Elle a quelques chose de très festif, très pur. Chez les manouches on joue comme on parle, et ça doit se ressentir devant le public donc c'est très communicatif...

**********

Parlez nous de votre travail, combien d'heures consacrez vous à l'instrument ?

Je ne saurais pas vous dire ! :-) je ne compte jamais, dès fois ça peut etre 30 min ou un autre jour 6h... Je n'ai jamais fais attention à ça



Retrouvez  Adrien Marco Trio sur myspace :


Bonne écoute




lundi 7 novembre 2011

Mélanome de la choroïde, un an après.

Je vais essayer d'être clair sans être rasoir pour faire le bilan de ma situation un an après le diagnostic de ce cancer assez rare.
Tout d'abord je dois préciser que d'après les statistiques de mon blog, les articles qui remportent le plus de succès sont ceux concerant le mélanome de la choroïde, et pour cause, difficile de trouver des infos sur la toile.

Entre les forums où souvent viennent se perdre des âmes en déserrance et le peu de vulgarisation concernant cette maladie, je ne suis qu' à moitié surpris.

Donc il y a un an j'apprenais la nouvelle. Tout s'est enchaîné rapidement puisque 15 jours après j'étais opéré à l'Institut Curie poue la pose de clips dans l'oeil.
15 jours après j'enchaînais sur la protonthérapie, qui je rassure les uns et les autres n'est absolument pas douloureuse. Les photos du blog peuvent impressionner mais cela s'arrête là.
Donc il y a eu la prise de repères pour la réalisation du masque puis les séances de rayons.
Le personnel du centre de protonthérapie s'est montré exceptionnel de professionalisme et de courtoisie.
Remerciements au Docteur Dendale qui a pris le temps d'expliquer et de rassurer, mais toujours en disant la vérité.
Pour ma part j'ai eu le privilège d'avoir une chimiothérapie par fotémustine, je suis rentré dans le protocole après une sélection aléatoire par ordinateur.
Le protocole porte sur deux groupes, l'un soumis à la chimio et l'autre sous surveillance classique. Le bilan sera tiré dans quelques années.
Je me considère comme un privélégié car les médecins ont fait le maximum pour me sauver, la conjugaison des protons et de la chimio est ce qui se fait de plus poussé.
Pour la chimio j'ai eu l'implantation d'un cathéter que j'ai toujours. Cela non plus n'est pas douloureux, juste un peu désagréable.
Les injections ont commencé tout de suite s'étalant sur quelques séances.
Les premières se sont bien passées, puis la fatigue est venue vers la quatrième, de l'épuisement par la suite et un retour à la normale assez rapide.
Je voudrais dire à ceux qui s'interrogent et qui s'inquiètent que le traitement se passe bien et que le personnel de Curie est vraiment charmant.
Même si ces mots ne concernent que mon cas, je veux apporter à ceux qui le désirent mon témoignage personnel.
Un an après le diagnostic j'ai repris le sport de manière assez soutenue, préparation d'un raid vélo de 400 kilomètres plus de la course à pied.
Je ne suis pas un surhomme, mais jamais je n'ai laissé le crabe être le plus fort, le moral est important on ne le dira jamais assez.

Bien sûr il y a les choses qui fachent, j'ai perdu la vision presque totalement sur l'oeil gauche et je risque d'être énucléé dans les mois qui viennent.
Ceci étant la vie continue presque comme avant. Mon travail a changé et j'essaie de trouver mon épanouissement dans ce que je fais même si mon poste a été très largement modifié.
Il y a aussi , il ne faut pas voiler la face, le risque pour moi assez élevé de voir apparaître des métastases. Oui c'est vrai, mais on verra au moment opportun, à chaque jour suffit sa peine.
J'espère que mon expérience apportera un peu de soleil à ceux qui doutent et encore plus de force à ceux qui en ont a revendre. Bon courage à toutes et tous et n'hésitez pas à laisser un commentaire.


Egalement sur twitter :
#melanomedelachoroide

dimanche 6 novembre 2011

Confessions d'un templier tome 3



C'est avec ce tome 3 que s'achève la saga confessionelle du grand Maître des templiers Jacques de Molay.  Dès les premières cases le ton est donné, aussi bien pour l'ambiance, case N° 3 un chat noir prend la fuite et semble emporter avec lui la malédiction des Templiers.  Le dessin est toujours aussi précis et très agréable à regarder. L'alternance du jour et de la nuit est parfaitement rendu, les personnages révèlent leurs personnalités et le grand point d'honneur reste les scènes de batailles. Un réalisme saisissant, le soin apporté aux détails des personnages fait vraiment plaisir à regarder et même plus à détailler.
Un seul bémol, les scènes de batailles sont un peu trop gore, les auteurs ne nous avaient pas habitué à de telles effusions de sang.
Que reste t-il de ces trois tomes ?
Une bédé historico- romancée qui va devenir un incontournable de la bédé templière. Là où certains péchent par excès d'ésotérisme farfelu, ou d'autres se contentent d'un dessin minimaliste, Mm Bono et Falba ont conjugué leurs talents pour offrir ce qui a mon avis se fait de mieux dans le genre.
N'oubions pas que l'aventure des deux compères continue avec  " Cathares "

samedi 5 novembre 2011

Message aux hommes ( enfin qu'ils prétendent être )

L'origine de la violence de Fabrice Humbert



Chacun son dû.
Sujet maintes fois dévellopé dans des centaines de livre, légitimité ou pas de Humbert, son livre se lit d'une traite. Son approche du mal est très intéressante, va au delà de ce qu'il est convenu d'appeler le politiquement correct. Il dépeint une époque, replace les protagonistes de cette période dans le contexte, Il y a les méchants-méchants, les méchants-gentils et les gentils-méchants.
Facile en 2011 de tirer sur l'ambulance, bien confortablement assis devant son PC avec un pseudo. J'ai apprécié la démarche de Humbert qui trouve une autre voie que celle de la compassion ou du jugement. Ni procureur, ni trop indulgent, Humbert jette à la figure de ses lecteurs le récit d'une famille qui s'étale sur trois générations, la bourgeoisie de province, l'amour, l'adultère, la guerre et ses fichus camps de la mort. Humbert le dit avec beaucoup de tact, nous sommes tous les petits enfants de cette période. J'ai parfois le sentiment que nos historiens modernes oublient tout ce que le nazisme a induit dans notre société actuelle, Humbert remet les pendules à l'heure.