lundi 8 mars 2021

Sur la terre comme au ciel de Christian SIGNOL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai découvert cet auteur il y a une dizaine d'années avec Marie des brebis qui m'avait beaucoup enthousiasmé.

Depuis j'en lis un par an au gré de mes envies. 

Il s'agit d'une littérature de terroir qui fait la part belle à la région lotoise ou limousine. Signol retrace l'histoire de nos ancêtres, ou alors la vie d'une province que l'on qualifierait maintenant de périphérique, la France des campagnes, des traditions, des moeurs rurales.

Son dernier opus n'est pas le meilleur de sa production. 

Un histoire de père et de fils que la vie a sépara et qu'une tragédie va réunir. Il va falloir retisser les liens, réapprendre à se connaître.

Un livre gentillet qui sent un peu la facilité pour un auteur qui nous a fait vivre de bons moments. Il est excusé car on ne peut pas toujours être au sommet de sa forme.

 

lundi 1 mars 2021

Le procès de Jeanne d'Arc de Robert Brasillach.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le procès de Jehanne d'Arc ou devrions nous dire un des procès de Jehanne d'Arc car au final elle en a eu trois.

Robert Brasillach est allé chercher au coeur des archives et nous propose un verbatim de certaines audiences de la Pucelle devant ses juges à Rouen.

Un autre auteur a proposé le même type de travail mais en commentant les séances, il s'agit de Me Trémollet de Villers , son travail est également fort intéressant.

Ceci dit, concentrons nous sur l'ouvrage de Brasillach.

Une très belle préface nous est proposée, RB fait l'éloge de la Pucelle, des ses réparties qui sont restées comme des perles de la langue française. 

Son intelligence nous subjugue, sa spontanéité nous foudroie, sa sérénité, son courage et sa constance dans ses réponses ne peuvent que participer à nous montrer une Jehanne unique est exemplaire.

Un moment d'Histoire qui nous place directement au coeur du procès. C'est l'avantage avec Jehanne , de nombreux ecrits existent la concernant. Comme ici des verbatim mais ailleurs des témoignages précis et sourcés. C'est l'un des personnages sur lequel nous avons le plus d'écrits.

Ce livre est selon moi un indispensable pour qui se soucie de trouver des informations justes et réelles sur la Pucelle.

Chacun y trouvera son intérêt, l'amateur d'Histoire, le curieux insatiable et le passionné de Jehanne, à posséder et à lire absolument.

mardi 23 février 2021

Sainte Bernadette du chanoine Cristiani

 


C'est à la lecture d'une simple phrase de Bernadette que j'ai décidé de me renseigner davantage sur elle.

J'ai déjà lu le Lourdes de Zola et Notre Dame de Lourdes de Lasserre mais je suis resté sur ma faim.

Cette simple phrase de Bernadette la voici : Une supérieure qui agacée par sa simplicité un peu fruste,  son absence  de mysticisme, son espièglerie peu dévote, refuse de croire que la Mère de Dieu ait pu la choisir et lui demande une preuve, elle soulève un pan de sa robe, révélant la plaie de son genou ( tuberculose malgré laquelle elle travaille) et répond " Ceci peut-être", Son interlocutrice, comme moi en sera bouleversée.

Je me suis donc mis en quête d'un bon livre sur la Sainte.

Au grès de mes recherches j'ai choisi celui-ci et n'en fut pas déçu.

Ce livre est court et se lit très bien. Le chanoine fait preuve d'une douce pédagogie, d'une neutralité et d'un bon sens qui plaira aux incrédules.

Il ose, et je le suis dans ses raisonnements, un parallèle avec Jehanne.

C'est vrai qu'il y a des similitudes de simplicité, de piété, d'honnêteté.

Sainte Bernadette ne s'est jamais départie de ce qu'elle a vu, elle n'a jamais varié d'un iota dans ses déclarations.

Elle n'a pas révélé le secret que  la Vierge lui a demandé de conserver par devers elle.

Toutes les personnes qui l'on côtoyée sont unanimes la concernant et confirme les lignes ci-dessus.

C'est sans nul doute un personnage troublant, déstabilisant et je ne vais pas en rester là, d'autres lectures vont suivre. 

La version numérique ne présente qu'une dizaine de coquilles, la lecture est parfaite.

Le style est clair, agréable.

Pour celles et ceux qui veulent découvrir la Sainte c'est un livre que je conseille.

Petite anecdote, Sainte Bernadette n'existe pas sous ce nom, son véritable prénom Marie-Bernard qui fait office. Bernadette étant un diminutif qu'il lui a été donné depuis sa plus tendre enfance.



l'Utopie de Thomas MORE

 




Depuis le temps qu'il fallait que je le lise voici sa lecture achevée.

Pour qui s'intéresse à la politique et aux idées dans le sens large du terme ce livre est un indispensable.

L'auteur y développe les idées, voire les idéologies qui naîtront plusieurs décennies plus tard.

Comment ne pas voir dans cette île laboratoire un avant-goût du communisme, de l'organisation d'un Etat totalitaire et surtout la pire des idées, vouloir le bien du monde.

Bien sûr que toutes ces idées sont charmantes mais on sait tous que l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Ici tout est régit par le politique, tout est pensé, la guerre, la consommation, la religion, le droit, le colonialisme. Tout est passé en revue détaillée cela sans que le récit soit lassant.

Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Sauf qu'il s'agit d'un livre, certes fort intéressant et incontestablement important comme je l'ai dit pus haut.

Mais enfin que faire de cet essai méta- politique ?

Un jour j'ai lu une phrase qui disait " En Théorie tout est possible, c'est pour cela qu'un jour j'irai vivre en Théorie".

C'est un peu mon ressenti après la lecture de ce classique. L'auteur y développe toutes les idées de sa cité idéale, mais l'Histoire nous a appris ce que cela pouvait générer. Fort heureusement il ne s'agit que d'u livre mais il a fort à parier que de grands décideurs l'ont lu avec curiosité et intérêt.

dimanche 21 février 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce livre fait écho à : Dans 5 heures je verrai Jésus du même auteur.

Ce volume contient deux livres, le journal du condamné et des échanges de lettres, les conditions de sa détention, ses états d'âmes, sa conversion, sa foi, ses doutes, des craintes et ses angoisses sont révélées au lecteur.

En aucun cas il ne s'agit de voyeurisme. Il faut lire assidûment ce que nous écrit depuis son cachot ténébreux Jacques FESCH.

Pour faire un bref rappel de son histoire il s'agit d'un jeune homme de bonne famille, certainement oisif, aimant la grande vie qui décide de procéder à un vol à main armée dans une bijouterie parisienne.

Cela afin de pouvoir réaliser l'achat d'un bateau et partir au bout du monde.

Durant ce braquage il va malheureusement abattre un Gardien de la Paix et blesser d'autres personnes.

Interpellé, emprisonné, il va finir guillotiné.

Son cas est étudié par le Vatican car sa conversion en prison interpelle les autorités religieuses.

Sa fois sincère a ébranlé plus d'un lecteur.

C'est un sujet clivant en France depuis l'abolition de la peine de mort que de savoir si un homme doit payer de sa mort pour que  les victimes soient vengées.

Le rachat, et même plus, le Salut est-il permis à celui qui a tué de sang froid ?

C'est un véritable sujet de débats.

Jacques FESCH envoie un signal fort, c'est que les voies du Seigneur sont impénétrables et que l'Esprit souffle où il veut.

C'est un livre qui questionne, il ne fait pas la part belle à l'angélisme.

Il me chacun face à ses contradictions et lève le voile de l'espoir sur la vie ratée d'un homme qui se retrouve à présent devant le juge suprême.

Puisse-t-il avoir trouvé la paix et la réconciliation.

 

dimanche 10 janvier 2021

J'étais aumônier à Fresnes de l'abbé Popot.

 

 

 

 Chanoine Jean Popot. J'étais aumônier à Fresnes

 Avant que l'on me prête ce livre j'ignorais tout de ce prêtre, en revanche je connais relativement bien la prison de Fresnes. Non pas pour y avoir purgé une quelconque peine mais parce que je passais assez souvent devant fut une époque et que j'ai eu l'occasion d'y entrer à une reprise.

C'est toujours un univers intrigant que celui d'un centre pénitentiaire mais à l 'époque à laquelle se situe le livre ça l'est davantage.

Le livre commence par un court récit biographique du Père, puis nous sommes plongés rapidement dans le coeur du sujet.

La  prison au temps de l'épuration, des procès revanchards et pour certains iniques.

Les exécutions à Montrouge, le Père assistera à environ 80 de celles-ci. 

Les collabos, les criminels, les petits malfrats sont la faune de ces geôles.

Rien à voir avec les conditions de détention actuelle. Les cellules sont insalubres, froides, bruyantes, surpeuplées, c'est le lot de l'enfermement.

Le Père assiste chacun comme son sacerdoce l'y amène, il développe sa paroisse fresnoises, évoque le développement de la ville avec la construction des grands ensembles.

Puis son départ à la Madeleine.

Il s'agir d'un livre sur la nature humaine, sur les itinéraires chaotiques, malchanceux, sur les conversions miraculeuses serait-on tenté de dire, sur la foi, le courage, les regrets et la froideur d'un verdict qui tombe comme une lame de couperet.

A lire pour ceux qui veulent croire en l'homme, à sa rédemption, à son salut.

samedi 14 novembre 2020

J'ai bien souvent de la peine avec Dieu de Marie-Noël.

 

 

 

 

 J'ai bien souvent de la peine avec Dieu . Correspondance (SPIRITUALITE) par [Noel Mugnier, Xavier Galmiche, Marie Noël, Abbé Mugnier]

 Je pense pouvoir dire que de nos jour Marie Rouget alias Marie-Noël est bien peu connue.

Il s'agit d'un poétesse icaunaise communément surnommée la Fauvette d'Auxerre.

C'est une femme qui n'a quasiment pas quitter sa ville de naissance, Auxerre, sauf quelques visites à Paris et une villégiature à Diges dans l'Yonne.

Elle a écrit de nombreux poèmes autour de Dieu, de la foi chrétienne.

On peut trouver sur internet des archives de l'INA sans lesquelles elle apparaît et donne quelques réponses à son interlocuteur.

C'était une personne simple, qui souffrait d'être reconnue, accaparée, chose qui heureusement pour elle ne lui est pas arrivée.

Je l'ai découverte lors de pérégrinations à Auxerre où une statue d'elle, la représentant âgéen munie d'une cane et d'un châle trône en centre-ville.

Je ne sais pas comment je suis arrivé à lire ce livre.

Ceci étant il s'agit d'une correspondance s'étalant sur plusieurs décennies entre Marie-Noël et l'Abbé Mugnier qui était semble-t-il très impliqué dans le monde littéraire de l'époque.

Il y a d'ailleurs son journal qui a été édité.

Durant ces années de correspondances MN évoque ses doutes, sa foi, sa nuit de la foi, son oeuvres, ses amitiés, ses espoirs, la guerre, la mort, bref ce qui fait toute une vie.

L'Abbé lui répond avec empathie et circonstance.

Elle évoque souvent Edouard ESTAUNIE que je ne connais pas et qui fut un écrivain ayant compté à son époque et dont je vais lire prochainement un livre. 

Marie-Noël nous a quittés en 1967 , elle fut un écrivain mystique qui a toujours cherché et comme tout chercheur douté. 

Puisses ses poèmes, ses lettres nous éclairer dans notre cheminement.

Très agréable à lire, on se laisse porter par toutes ces lettres inspirantes. 

samedi 7 novembre 2020

L'année de Jeanne de Franck Ferrand.

 

 L'année de Jeanne par [Franck FERRAND]

 

 Pour tout dire Franck Ferrand est un animateur historien de radio qui ne m'a jamais inspiré.

Je le trouve insipide, sa façon de raconter l'Histoire est sans saveur et trop grand public.

Etre grand public ne veut pas dire que l'on fait du mauvais travail mais le sien ne me plaît pas.

C'est ma passion pour Jehanne qui m'a poussé à lire son livre.

Ce conte politique.

L'idée est séduisante, mettre en scène une Jehanne des temps modernes pour mettre en exergue les malaises de notre société.

Une Jehanne du bout du monde, aveugle, va-t-elle pouvoir approcher le Président et le tirer d'affaires de toutes les crises qu'il traverse ?

Il fallait oser, FF l'a fait, c'est bien fait, c'est agréable à lire, il fait quelques parallèles avec la Pucelle mais sans jamais en abuser . Ce livre n'est pas un calque de la vie de Jehanne transposé à notre époque.

C'est par une mise en scène habile que FF parvient à retenir notre attention par un récit qui relate toutes les crises de notre époque, le chômage, les périphéries, les banlieues, l'UE,etc.

FF se dévoile quelque peu dans ce livre, il laisse apparaître des idées qu'il ne développait pas auparavant lorsqu'il oeuvré pour Europe 1. On le voit se manifester sur Cnews, Valeurs Actuelles, il semble dire ce qu'il pense.

J'ai une idée assez ambigüe par rapport à cet homme, attendons de voir la suite.

Sur son livre : C'est agréable à lire, on ne s'ennuie pas vraiment, mais le style est un peu plat, convenu et calibré pour ne pas gêner les lecteurs dans leur lecture.

Ce n'est pas un indispensable mais  un entremets bien dosé , conforme à ce qu'on lui demande, il séduira le plus grand nombre sans fâcher les passionnés de Jehanne dont l'image est ici utilisée sous licence avec doigté et respect.

samedi 31 octobre 2020

Jeanne d'Arc de Valérie TOUREILLE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des livres sur Jeannette il en existe des centaines voire des milliers.

Lorsqu'un nouvel ouvrage est édité on se dit : Encore un !

La seconde question est de savoir s'il s'agit d'un bon livre.

La meilleure façon de la savoir est de le lire, chose que j'ai évidemment faite.

L'auteur est une historienne reconnue, a écrit d'autres ouvrages sur la guerre de cent ans ce qui permet de penser que son livre sur Jehanne est un bon livre.

Et le verdict est que c'est un bon livre.

Il semblerait qu'il existe moult archives concernant Jehanne qui n'ont pas encore été mises en lumière.

A la lecture on sent tout de suite qu'il s'agit d'un travail très sérieux, que l'auteur a de la matière et qu'il s'agit d'une universitaire qui a dû se contenir pour faire un livre destiné à d'autres personnes que des érudits.

Le livre est sourcé, jamais redondants, on y découvre l'action de Jehanne mais dans contexte de ses relations avec les capitaines, le roi.

C'est surtout son action et son procès qui sont développés, son enfance est ignorée, sa dimension spirituelle quasiment passée sous silence, la triple donation n'est pas évoquée. 

C'est donc le portrait d'une Jehanne dans son époque et son action,un livre fortement recommandable qui s'inscrit selon moi dans le trio de tête composé par ceux de Régine PERNOUD, Colette BEAUNE et maintenant Valérie TOUREILLE.

 

jeudi 1 octobre 2020

Le Maître du pain de Lucy Alchalme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois dans l'année j'apprécie de lire ce que l'on appelle un roman du terroir. Celui-ci je ne le connaissais pas et n'en avais jamais entendu parlé. Il semble que ce soit un classique du genre et du genre il a toutes les caractéristiques. L'auteur est parisienne et a suivi son mari en Auvergne à Escoutoux, lieu où se déroule le livre, pour y vivre. Ecrit au début du 20 ème siècle l'action se déroule en Auvergne dans une communauté vivant en quasi autarcie de l'agriculture. On pourrait évoquer une forme de communisme car chacun travaille pour la communauté sans autre avantage que la garanti de la sécurité et d'un ceratin bonheur, cela sous la houlette du Mouistre et de la Mouistresse. Sorte de chef de la communauté pour le meilleur et jamais le pire. Cet ordre séculaire va être mis à mal par l'arrivée de deux facteurs extérieurs : la modernité et l'amour.

L'Auvergne du début du 20 ème, le travail aux champs , la vie en communauté, les relations hommes femmes, anciens et jeunes sont ici bien mis en relief comme dans tous ces romans dont il est difficile de se démarquer. Sauf qu'il s'agit d'un des premiers du genre. Le style est agréable et la lecture offre un agréable moment d'évasion sans que l'histoire soit trop naïve. Une belle découverte.

dimanche 20 septembre 2020

Dossier sur la triple donation de Louis-Hubert-Rémy

 

 

 

 

 

 

 

 

 LHR est un ardent défenseur et passionné de Jehanne, il a consacré une grande partie de sa vie à des recherches la concernant. Dans le milieu johannique il est reconnu pour son oeuvre. C'est un fervent catholique et ses écrits s'en ressentent.

La triple donation est un sujet qui à ma connaissance n'est jamais proposé au sein de notre enseignement républicain. Je suis certain que quasiment personne ne connaît cette étape oh ! combien importante de la vie terrestre de la Pucelle.

De quoi s'agit-il ?

Ni plus ni moins que de la dépossession temporaire du royaume de France à la monarchie et parce biais on peut techniquement affirmé que Jehanne a été reine de France.

LHR propose la date du 21/06/1429 à Saint-Benoît-Sur-Loire comme lui de cette donation.

Jehanne en compagnie de Charles VII et de quatre huissiers demande au roi de lui donner le royaume de France, Le roi hésite mais obtempère, première donation.

Jehanne donne le royaume au Christ, deuxième donation.

Puis le Christ rend le royaume à Charles VII, triple donation.

Jehanne a ordonné aux huissiers de noter cet acte.

Malheureusement il ne reste rien des originaux et nous ne disposons que de copies fiables.

C'est un des grands tournants de l'Histoire de France et cependant elle est quasiment inconnue.

Le livre évoque beaucoup la personnalité et la moralité des personnes qui ont établi les copies ou découvertes.

C'est un ouvrage indispensable pour qui s'intéresse de près à Jehanne.

C'est un indispensable qui  à mon avis doit faire partie de toute bibliothèque de passionné, cependant sa lecture est assez rébarbative et surtout farcie de passages en latin non traduit. 

 

Gomorra de Roberto Saviano

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus haut, plus loin, plus fort....dans le mal.

Même si ce livre a fait l'objet d'adaptations télévisuelles, qu'il date un peu, il n'a rien perdu de sa pertinence et de sa force.

On n'est bien mal de constater les forces du mal qui opèrent au sein de nos sociétés, de leur accointance avec le monde politique et de leur véritable pouvoir.

C'est un livre choc, un coup de semonce pour nos vies si nous voulons vivre dans un monde plus juste et plus humain.

Indirectement nous sommes tous complices des méfaits opérés par ces criminels sans foi ni loi.

On a le sentiment que leur pouvoir est sans limite.

Un livre effroyable mais indispensable?

Glaçant.

samedi 29 août 2020

La Conquête du Pain de Pierre Kropotkine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme on entend tout est n'importe quoi de nos jours, que souvent les idées politiques sont dévoyées et détournées je voulais me rendre compte par moi-même de quoi il en retournait.

L'anarchisme est à mille lieux de mes orientations politiques mais comme mon esprit n'est pas fermé je voulais aller voir ce que disait l'adversaire.

Il semblerait que ce livre constitue l'une des pierre angulaire de la pensée anarchiste, il revient souvent comme étant une référence en la matière.

Je m'attendais à du sectarisme à l'image des adhérents de France insoumise ou des blacks blocs qui se revendiquent de l'anarchisme.

Ce livre jette effectivement les bases de l'idéologie révolutionnaire.

Il semble que l'auteur soit en légère contradiction avec le communisme comme il a été instauré.

Alors oui les anarchistes sont cousins des communistes, ils sont contre la propriété, contre la captation du capital par une minorité qui exploite les plus démunis, ils sont pour l'expropriation et donc contre la propriété. Ils sont pour le collectivisme et le libre arbitre, pour une consommation raisonnable, pour le développement intellectuel du plus grand nombre, pour l'autogestion, les comités de décision populaire.

La révolution est quand même au coeur du projet, le renversement de ce monde pour établir le nouveau régime.

Evidemment tout n'est pas à jeter dans cette idéologie mais certaines mesures prêtent à sourire.

Comme le fait de travailler comme on a envie, selon nos besoins, déjà à l'époque ils revendiquaient la semaine de 4 jours.

Le fait que chacun fait comme bon lui semble, que de toute façon tout se régule de manière naturelle. Sur le plan du travail il y en aura toujours qui travailleront plus et d'autres moins mais cela ne semble pas les contrarier.

Si une ressource est disponible chacun en disposera à sa guise et à sa mesure.

L'armée et la police sont honnies, tout ce qui permet de contrôler l'individu est bannis.

L'homme doit être libre.

Alors oui l'auteur développe ses idées avec brio et il séduit par sa thèse générale.

Cependant cela est une belle utopie. 

Certainement, et encore, qu'en petit comité cela pourrait fonctionner, mais aucunement à grande échelle. 

D'ailleurs à ma connaissance il n'y a jamais eu un Etat anarchiste dans le monde. 

On comprend que les petits bourgeois aient été attirés par ces idées, ce que d'ailleurs reflète la sociologie des blacks blocs. Mais ce n'est pas sérieux.

Tout n'est pas à jeter et certaines idées peuvent très bien être utilisées dans le cadre d'un gouvernement comme la gestion des ressources, la notion du bien être humain, l'émancipation culturelle et intellectuelle.

Bref, un lecture intéressante qui permet de se faire une idée de la chose.

Je recommande ce livre à quiconque veut découvrir ce courant de pensée qui mérite d'être étudié. 

vendredi 14 août 2020

Marie-Claire de Madeleine AUDOUX

 

 

 Marie-Claire par [Marguerite Audoux]

 Marie-Claire est le roman qui valu à Madeleine AUDOUX le prix Femina en 1910.

Ce livre est à l'origine du nom du magazine Marie-Claire.

C'est à la lecture d'un article sur l'auteur en ces temps de féminismes exacerbés que je me suis résolu à lire ce qui semble être une référence sur la condition de la femme au début du 20 ème siècle.

Toutes les critiques vantent le style, le contenu et ses répercussions.

Il faut savoir qu'il s'agit d'un très court récit qui relate la vie de l'auteur,de l'orphelinat à son placement dans une ferme puis dans une maison de notables où elle fera office de servante.

Sur un plan social ce n'est pas les Misérables et sur celui du style ce n'est pas Hugo.

Je ne comprends pas l'engouement pour cet auteur et ce livre. C'est styliquement indigent, idemme pour le style.

Il est souvent comparé à La vie d'un simple de Guillemain qui vaut largement mieux que celui-ci.

Bref, pas de quoi fouetter un chat même si je ne remets pas en cause le contexte de l'époque et la réalité de la vie de cette femme.

Néanmoins il ne s'agit pas d'une météorite littéraire. Dispensable.

dimanche 9 août 2020

Alors dis-moi...de Marie-Claude RANC

 




Alors dis-moi...: Dialogues & Confidences entre Aliénor d'Aquitaine et Jeanne d'Arc par [Marie-Claude Ranc]

La perle du trésor de l'âme française.

Je suis interloqué par Jehanne.
Je le dis régulièrement c'es une personne A-normale e Exrta-ordinaire.
Il est donc évident que j'essaie de lire le maximum de choses la concernant.
Je commence à bien la connaître.
Les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé et le peu que j'ai lu ne m'a pas du tout plu.
C'est internet qui m'a fait découvrir ce livre, certainement les cookies qui ont compris que je m'intéressais de très près à Jehanne.
C'est l'été, je me relâche un peu , je me suis laissé tenter ( donc oui les cookies fonctionnent bien).
Cela me paraissait osé de faire dialoguer Aliénor et Jehanne. Je m'attendais au pire. Je craignais un certain psychologisme que l'on retrouve régulièrement dans ce genre de roman.
Allez, c'est parti on déroule les pages, je suis étonné, c'est historiquement juste, les dialogues entrecoupent le récit de la vie d'Aliénor dans un premier temps, puis celle de Jehanne.
L'auteur ne s'immisce pas dans la vie de ces deux figures majeures de notre Histoire, elle reste à sa place, elle semble être le médium entre ces deux femmes qui aurait eu tant à se dire.
Les dialogues qui sont la partie dangereuse du livre semblent naturels, on n'imagine très bien les deux femmes se faisant face et se parlant et s'écoutant respectueusement l'une l'autre. Et on se dit qu'effectivement elles auraient pu se dire cela.
C'est donc un livre que j'ai pris plaisir à lire, qui est intéressant pour qui veut découvrir les vies de ses deux femmes.
Je rajoute que l'auteur a eu la gentillesse de répondre à mes questions et conversations via sa page Facebook.
J'ignore s'il existe d'autres livres usant de ce même procédé mais en tout cas celui-ci es une réussite.

samedi 18 juillet 2020

Remonter la Marne de Jean-Paul KAUFFMAN





Ce livre m'est tombé par hasard dans les mains.
Je me trouvais dans une station balnéaire atlantique, la libraire municipale se séparait de certains ouvrages dont celui-ci. Je l'ai pris et il est allé augmenter la hauteur de ma PAL.
Concernant JPK je connaissais peu de choses sur cet homme.
Jute qu'au temps de mon enfance il avait été otage durant trois ans, cela avait alimenté les reportages télévisés, c'était un nom que nous entendions souvent.
Concernant son travail de journalsi et et d'écrivain je ne connaissais absolument rien.
J'ai pris ce livre car j''aime les récits de voyages métropolitain, comme ceux de Stevenson, Ruffin et autres.
Donc aucun apriori.
JPK décide de partir de banlieue pour remonter la Marne, Matrona en latin, la Mère.
Remonter un fleuve en marchant est peu commun, souvent on le descend, soit.
La plume est agréable, le récit est interessant, c'est dynamique, les premières 100 pages sont lues d'un trait.
Puis cela devient un plus lent, comme si le marcheur peinait dans sa progression.
D'ailleurs il y a un annotation sur la première, rédigée par le précédent lecteur " Trop long, je ne l'ai pas fini".
Moi je suis un lecteur de longue haleine, je m'accroche et je reste intéressé par cette Marne que nous dévoile JPK, ses méandres, ses riverains, ses paysages, ses odeurs, son histoire, tout cela parsème élégamment ce récit de d'écrivain en marche.
C'est un région que je ne connais pas mis à part son nectar à bulles.
C'est le mérite de ce livre qui reste respectueux car JPK aurait pu dresser un bilan négatif sur cette région, son chômage, sa désertification, sa périphérie avec le monde qui avance. Il évoque cela mais par saupoudrage, parcimonie, sans critique négative au contraire, il évoque certaines figures qu'il nomme les conjurateurs. Ceux qui sans haine tourne le dos à ce monde qui s'éloigne en vivant selon leurs idées et philosophie au coeur de leur région.
Alors oui on peut reprocher à JFK d'avor fait un livre qui parle beaucoup de la rivière La Marne, et de ne pas faire un récit sociologique.
Mais ce n'est pas l'objet du livre, l'essentiel est la rivière, les visages qu'elle présente, son histoire, son évolution, la Mère de cette région dont JPK , en fils adoptif car il est breton mais son grand-père était de la région, dresse un beau portrait reconnaissant.
Une belle lecture et découverte.

dimanche 12 juillet 2020

Séraphim de Sarov l'Entretien avec MOTOVILOV.





La religion chrétienne possède de nombreux saints, ermites, anachorètes et mystiques.
Séraphim de Sarov est tout cela à la fois.
C'est un ermite qui vécut des années isolé dans la forêt.
Il fut stylite car il passa 1000 jours et 1000 nuits sur un rocher. Il vécut sans contact dans sa cabane forestière, tout cela durant près de 50 ans.
Il est crédité de nombreux miracles, son visage s'illuminait, ses vêtements également. 
Tout cela est du ressort de la foi et de rien d'autre, il est inutile de polémiquer sur ce fait.
Puis les dernières années de sa vie il reçut une foule innombrable de personnes .
Padre Pio, en Italie, a eu  destin similaire et c'est l'un des saints les plus vénérés en Italie.
Séraphim de Sarov fait partie évidemment du christianisme orthodoxe russe, c'est important de la signaler.
Il y a une forte tradition dans ce pays de fols en Christ, de vrais croyants, de staretz.
L'âme russe transparaît dans les paroles de Séraphim.
Ce petit livre de 80 pages environ serait un extrait des entretiens qu'a eu Motovilov avec le staretz.
Il aurait également bénéficié d'une guérison miraculeuse de part l'intercession de  Séraphim.
L'entretien porte sur la foi, sur l'Esprit saint, tout cela agrémenté de citation de l'Ecriture. 
C'est un livre qui ouvre l'horizon, qui permet d'entrapercevoir la vie d'un moine mystique, ses paroles sont précieuses, réconfortante et inspiratrices. 
C'est un livre que je conseille à ceux à qui la spiritualité chrétienne évoque quelque chose.
C'est court mais très fécond.

samedi 11 juillet 2020

Régine PERNOUD La femme au temps des cathédrales.


 


















Ce livre a été écrit il y a quarante ans et n'a pas perdu de son intérêt historique.
Il fait écho à notre époque et aux tiraillements qui opposent les hommes et les femmes.
Si nous faisons un micro trottoir il y a fort à parier qu'à la question sur le sort de la femme au moyen-âge ( lequel), d'aucuns répondent que sa vie était horrible, son état servile, et qu'elle n'était qu'une chose, qu'un meuble.
C'est tout le contraire que démontre cet ouvrage.
Durant l'époque féodal la femme était l'objet d'une grande considération.
Cette période s'incruste entre l'époque romaine ou la femme est effectivement peu considérée et la renaissance qui voir le retour de ce fameux droit romain.
Il semblerait, et les écrits produits le prouvent assez, que durant cette période du temps des cathédrales la femme est joui d'une considération importante.
Des femmes furent régentes, reines d'influence, elles participaient aux croisades, fondaient des monastères de renom, établissaient des écrits théologiques de haut niveau, étaient propriétaire terrienne, administraient leurs biens, etc.
C'est à la Renaissance et surtout sous l'influence de l'Université que la femme a perdu son autonomie ce qui s'est accentué sous Napoléon et  jusqu'à nos jours.
Un livre qui remet les pendules à l'heure, qui brise les idées reçues que chacun a sur le moyen-âge ( période de 1000 ans).
Un livre que seraient bien inspirées de lire les féministes, ce qui leur permettraient de savoir que d'autres moyens que violents existent et que si ces femmes avaient autant d'aura dans la société c'est que d'autres solutions existent.
Cependant il faut toujours regarder l'Histoire avec les yeux d'hier et ne pas faire de raccourcis hâtifs.
Oui la femme du moyen-âge était considérée dans son rôle au sein de la société et a su transmettre et influer par ses idées.
Ce que d'ailleurs dans l'épilogue développe très bien en quelques pages l'auteur.
Régine PERNOUD fut une vulgarisatrice de talent et sait transmettre son savoir avec beaucoup d'intelligence.
Un titre qui peut faire peur et qui peut éloigner les plus rétifs, mais il ne s'agit en aucun cas d'un livre d'érudits mais d'un ouvrage sérieux d'instruction et de culture.

mercredi 1 juillet 2020

François CHENG L'éternité n'est pas de trop.




Déçu puissance trois.
J'étais parti avec les meilleures dispositions d'esprit et la plus grande motivation pour commencer à lire cet auteur.
Il bénéficie d'une grande popularité, il a des fans clubs sur les réseaux sociaux, élu à l'Académie, reconnaissance des pairs, succès médiatique, bobine et phrasé agréables à écouter, et surtout on me l'avait conseillé parmi une sélection d'auteurs triés sur le volet.
Plouf ! Ça a fait plouf.
Je n'avais aucun a priori bien au contraire, j'ai même regardé des vidéos sur lui et je m'attendais à une claque j'ai reçu une très petite pichenette .
Le style ne m'a pas soufflé, l'histoire de ce couple d'amoureux que le destin a éloignés n'est pas très originale.
Toute le récit se déroule agréablement, on est amené  à suivre leur  mésaventure, c'est agréable mais de là à dire que c'est magique !
Seule la scène de la résurrection m'a troublé.
Bref, je suis très déçu, je m'attendais à devoir acheté tous les livres de cet auteur, et bien non.
Mauvais expérience pour moi.
C'est peut-être dû au fait que ce livre est plus dirigé vers les femmes qui sont plus sensible à ce genre d'histoire sentimentale.

mercredi 24 juin 2020

Charles de Gaulle le Fil de l'épée.






















Actualité oblige je me suis procuré ce livre pour tenter de connaître un peu mieux cette grande figure historique française.
Publié en 1932 CDG trace le portrait de l'armée, de ces forces, de ses faiblesses, de ses lacunes, de son évolution et de son avenir.
Il évoque les grandes batailles depuis l'Empire jusqu'à la première guerre mondiale.
Il présente le portrait de grandes figures militaires françaises et prussiennes.
C'est un livre inscrit dans son époque, on sent le flottement d'une armée en reconstruction. CDG n'évoque pas la seconde guerre mondiale qu'il ne voit pas poindre.
Un ouvrage traitant de l'autorité, de la figure du chef qu'il ne sait pas encore qu'il va incarner, des rapports de la politique et de l'armée, de l'état d'esprit de la société.
Bref un livre qui tire le bilan du passé en proposant des évolutions, réformes serait un grand mot, pour faire de l'armée française un force d'opposition aux ennemis tapis.
Est-ce un livre qui permet de découvrir CDG, selon moi non, surtout si on ne le connait pas ou peu comme moi.
Ce qui est certain c'est que l'on sent tout le talent de cet officier et apparaît ici et là au fil des phrases un indéniable talent d'écrivain.
On ressent très bien également que CDG était fort instruit, qu'il connaissait bien l'Histoire de son pays et qu'il n'allait pas se contenter de faire une simple carrière mais allait mettre tout son talent au service de la nation. Chose qu'il a bien faite.
Intéressant mais à mon sens il doit y avoir d'autres livres à lire pour mieux le découvrir.